Archive for the ‘Radio’ Category

Sahara, Rien ne va plus ? sur France Culture

Monday, January 16th, 2012

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“Baroud (poudre à canon)”

Deux numéros de l’émission Tout Un Monde sur France Culture, mardi 17 et mardi 24 janvier 2012, de 15 à 16h, pour évoquer la situation actuelle au Sahara, classé “zone rouge” selon les différents ministères des affaires étrangères occidentaux.

- La première émission, mardi 17 janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’hier, ses réseaux et solidarités traditionnels, comment s’est constituée et en quoi consiste « la » société saharienne. Porter un éclairage sur les différentes populations qui y vivent, quels types de relations entretiennent-elles, entres elles. Aires culturelles, aires linguistiques, économies, et migrations intra-africaines.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé : Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Ibatan El Moktar, association Taflist ( “La Confiance”), et Julien Brachet, géographe, chercheur à l’IRD, auteur de “Migrations transsahariennes – Vers un désert cosmopolite et morcelé » (éditions du Croquant, 2009).

- La seconde émission, mardi 24  janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’aujourd’hui, aux facteurs qui mènent à l’insécurité pour les populations sahariennes et leur isolement du reste du monde. Nous évoquerons les conséquences de la guerre en Libye, les organisations politiques exogènes aux visées politico-théologiques (Al Qaïda au Maghreb Islamique), les réseaux d’acheminement de migrants clandestins et de produits illicites (cannabis, cocaïne) découpant cet espace en « territoires » soumis aux contrôles de groupes ethniques, les richesses minières importantes (pétrole, uranium, or, fer, etc.) générant des compétitions entre les multinationales occidentales et les grandes sociétés nationales.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé :
- Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.
- André Bourgeot, directeur de recherches EHESS, anthropologie politique du nomadisme, organisateur du colloque “Sahara de tous les enjeux”.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Alain Antil, chercheur à l’IFRI, spécialiste des trafics de stupéfiants en Afrique de l’Ouest, Abdou Afane et Laurent Gagnol, chercheurs à l’Université de Grenoble, spécialistes des pressions que les nomades subissent du fait de l’exploitation de mines sur leurs territoires de pâturage et de vie.

Les deux émissions seront disponibles en podcast et écoute sur le site de France Culture à cette adresse +++

Nouakchott Villes Mondes

Thursday, November 24th, 2011


Nouakchott Villes Mondes par franceculture

Grâce à Christopher Kirkley (Sahel Sounds), j’ai rencontré la famille Ould Jeich Ould Abba à Nouakchott il y a deux semaines. Leur père est l’inventeur du Jagwar, un style de musique traditionnelle mauritanienne, joué au rythme des “avions jaguars français qui survolaient Atar pendant la guerre du Sahara dans les années 70″.

La suite lors de la diffusion du documentaire “Nouakchott Villes Mondes”, le dimanche 4 décembre 2011 de 14 à 16h00.
Grand entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste.
Infos: http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-nouakchott-2011-12-04

Documentaire Nouakchott Villes Mondes France Culture

Wednesday, November 23rd, 2011

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Nouakchott Villes Mondes, un documentaire d’Arnaud Contreras, réalisation Jean-Claude Loiseau, technicien Georges Thô.

Diffusion sur l’antenne de France Culture le dimanche 4 décembre 2011, de 14h00 à 16h00.
Ecoute et podcast sur http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-nouakchott-2011-12-04
Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

PRÉSENTATION

Née des sables en 1957, pour accompagner la naissance de la République Islamique de Mauritanie, Nouakchott occupe aujourd’hui la place privilégiée de carrefour entre le Maghreb et l’Afrique de L’Ouest.

Passée en quelques années de 10 000 à 1 million d’habitants, elle est confrontée à des défis qui inspirent les créateurs qui y vivent.

Chacune des sept communes qui la composent reflète la diversité sociologique, culturelle et ethnique de cet espace qui était encore une terre de nomadisme, il y a à peine 60 ans. Maures, Hâratîn, Peuls, Wolofs, Soninkés apportent tous à la capitale Mauritanienne des influences culturelles que nous présenterons au travers des voix d’artistes et personnalités culturelles.

Nous accompagnerons des écrivains et anthropologues, pour lire à leur côté la ville, percevoir la forte influence marocaine qu’elle connaît d’un point de vue architectural, la volonté d’offrir un style, un passé re-composé à Nouakchott, par des ornements et certains types de constructions.

La musique est le mode d’expression artistique le plus répandu en Mauritanie. Les musiciens, qu’ils soient chanteurs traditionnels, de variété arabe, griots, joueur de jagwrar, ou rappeurs, sont écoutés à travers toute l’Afrique et franchissent désormais le Sahara et l’Atlantique.

Une grande place leur sera accordée dans ce documentaire, et un intérêt particulier sera porté à leurs textes, aux langues qu’ils utilisent, Hassania, Arabe, Français, Wolof. Comme leurs aînés poètes, ils louent l’amour et l’amitié, mais ils sont aussi tous porteurs d’un même message envers leurs concitoyens : l’unité du pays, une cohabitation harmonieuse entre les différentes ethnies.

Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

Invités :

Malouma Mint Meidah, chanteuse, sénatrice

Abderamane Salem, directeur de la maison des cinéastes

M’Bareck Ould Beyrouck, écrivain, journaliste

Tahra Mint Hembara, griotte

Abdel Wedoud Ould Cheikh, anthropologue

Monza et Ziza,  rappeurs

Oumar Ball, sculpteur

Isabel Fiadeiro, carnettiste et galeriste

Seddoum et Sidatty Ould Jeiche Ould Abba, musiciens

Mohamed Kaber Hachem, poète, président de L’Union des Écrivains Mauritaniens

Lecture de textes de Habib Ould Mahfoud, poète et chroniqueur

SÉLECTION DE LIVRES

Nouakchott, au carrefour de la Mauritanie et du monde, Armelle Choplin, Karthala, 2009

Tribus, ethnies et pouvoir en Mauritanie, Philippe Marchesin, Karthala, 2010

Nouvelles du Désert, Beyrouk, Présence Africaine, 2009

Musique, honneur et plaisir au Sahara, Michel Guignard, Geuthner, 2005

Odette du Puigaudeau (1894-1991). Une Bretonne au désert, Monique Vérité. Petite Bibliothèque Payot, 2001

SITES INTERNET

Sahelsounds.com
Explorations musicales de la Mauritanie par Christopher Kirkley, ethno-musicologue.

M comme… Mauritanie
Blog de la journaliste Suisse Claire Jeannerat. Abécédaire de Nouakchott  et de la Mauritanie.

Nouakchott depuis un cerf volant,
par Simon Nancy, Géographe et photographe.

Mauritanie Découverte
L’actualité culturelle mauritanienne.

Rimaculture
Actualité des artistes mauritaniens.

Photo: Tahra Mint Hembara, griotte.

Whammy Bar and The Wine Cellar, Auckland

Monday, October 24th, 2011

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Whammy Bar and The Wine Cellar, Auckland, NZ, pendant l’enregistrement du documentaire “Auckland – Villes Mondes” que vous pouvez écouter sur le site de France Culture, par là +++

Sky Tower Auckland

Sunday, October 23rd, 2011

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Alleluya Bar, St Kevin’s Arcade, Auckland, NZ; l’endroit où nous avons croisé une grande partie des artistes d’Auckland. Notre refuge entre deux enregistrements du documentaire “Auckland Villes Mondes” que vous pouvez écouter sur le site de France Culture là +++

Auckland Villes Mondes

Tuesday, October 18th, 2011

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Diffusion le dimanche 23 octobre 2011 du documentaire “Auckland Villes Mondes” sur l’antenne de France Culture, de 14h à 16h.

Une belle aventure partagée avec Marie-Ange Garrandeau et Georges Thô.

Vous pouvez également écouter le documentaire sur le site de France Culture là +++

En conclusion du documentaire, un entretien avec Alan Duff,  écrivain néo-zélandais, voix dissonnante dans la communauté maori, et entre autres, auteur de l‘âme des guerriers adapté au cinéma par Lee Tamahori.

Notre ambition est de vous immerger pendant deux heures dans la vie culturelle d’Auckland, de vous faire rencontrer quelques belles personnes croisées d’ateliers en salles de concerts indés.

Plutôt que vous livrer une présentation que vous pourrez retrouver sur le site de la chaîne, je préfère reproduire ci-dessous le texte d’introduction.
Une piste vers l’île la plus lointaine que j’ai visité, où je vous souhaite réellement d’aller tant l’accueil des Aucklanders nous a tous les trois marqué.

Un remerciement particulier à Eleonore Klar, fondatrice d’ I Heart Magazine, qui m’a donné les bons conseils pour passer une bonne 1ère soirée à Auckland et rencontrer ceux qui furent mes guides et que vous retrouverez dans le doc.

Kia Ora ! (Portez-vous bien !)

Le jour de mon arrivée à Auckland,
j’ai foncé sur les quais pour rendre hommage à Sir Peter Blake, marin de légende, en espérant voir un de ses bateaux de l’America’s Cup.
J’ai participé à une performance collective sur les marches d’un musée.
J’ai soutenu l’équipe de France de rugby dans un stade bondé de Néo-zélandais déguisés en ninjas et geishas qui hurlaient « bonzaï !!! » à chaque passe réussie par l’équipe japonaise.
J’ai fuis le Pastis, bar où se retrouvent les expats français pour suivre les indications d’une amie qui me mèneraient aux Whammy Bar et Wine cellar, salles de concerts indé.
J’ai assisté à trois concerts dont même les musiciens ne savent pas définir le style.
Je me suis déchiré un muscle en bringueballant ma valise d’un endroit l’autre, et tout cela avec le sourire, le sentiment de prendre une ville dont l’architecture violente me confirmait dans le fait que j’étais au bon tempo.

Le lendemain je réalisais que le métronome que je suivais était faussé par le décalage horaire depuis Paris.

Hormis des touristes déambulant en poncho aux couleurs de leur équipe, aucun écho en journée de la coupe du monde de rugby.
Hormis les sirènes de camion de pompiers d’inspiration américaine, aucun Klaxon, peu de bruits nocifs.

Auckland est calme.

Les aucklanders sont réservés, affichent des signes extérieurs de bien-être, pas de richesse.
Ils marchent paisiblement dans les rues, respectent tous, sans exception, les passages cloûtés. Ici, la folie est tolérée mais entre les lignes comme le décrit l’un des grands écrivains de la ville, Chad Taylor, dans les textes de ses romans.

J’ai du tout reprendre à zéro, oublier de courir,
m’adapter au pouls propre à chaque quartier,

au rythme tranquille d’Auckland.

Mix Final à Auckland

Tuesday, October 18th, 2011

Dimanche 23 octobre 2011 à 10h00, l’équipe de France de rugby affrontera les All Blacks à Eden Park. De 14 à 16h00, nous diffuserons sur l’antenne de France Culture le documentaire Auckland Villes Mondes. Chacun sa finale.

Samedi dernier au studio 115, tard dans la nuit, nous avons clos une période de 6 semaines de travail pour vous offrir une immersion radiophonique dans la vie culturelle d’Auckland, des rencontres avec ses artistes qui ont parfois des voix dissonantes par rapport à ce que vous avez pu entendre sur la Coupe du Monde de Rugby, la Nouvelle-Zélande, la place des maoris. 2 semaines de préparation, 5 jours en Nouvelle-Zélande, 3 semaines de montage et mixage.

Une course de longue haleine dont la dernière semaine a été marquée par la réalisation de traductions, de lectures de textes, leur enregistrement, des choix impossibles de séquences et de titres de musiques à sacrifier pour jouer avec le rythme du documentaire, la joie de retrouver des bribes de sons égarés, mixés par Philippe Carminati.

Dimanche vous découvrirez 1h30 de documentaire, 30 minutes d’entretien avec l’écrivain Alan Duff.

Les paroles de l’auteur de « L’âme des Guerriers » sont tellement fortes que nous avons dû, dès les premières minutes de montage, réfléchir à comment ne pas faire bondir nos auditeurs immergés dans la calme Auckland.

Deux éléments en un programme. Deux séquences dont l’articulation a été au cœur de la construction que nous avons tenté.

Je tiens à remercier tout particulièrement Eleonore Klar, fondatrice de I Heart. Pendant deux mois, elle a sillonné les ateliers, festivals, salles de concert d’Auckland afin d’y réaliser un numéro spécial de son magazine. C’est elle qui généreusement, sans que l’on se connaisse, m’a ouvert les premières portes de K’Road, l’un des lieux principal de nos cessions d’enregistrement.

Sans en faire un usage excessif, nous avons distillé quelques titres que la journaliste-éditrice, les disquaires de Real Groovy, les équipes de la radio 95B FM et des magazines Volume, Cheese on Toast et Under The Radar nous ont conseillés.

Vous trouverez ci-dessous une liste de groupes de musiques Aucklanders. Certains sont dans le documentaire, tous sont maintenant dans la liste de lecture que j’emporte avec moi en voyage et que je me permets, à mon tour, de vous conseiller.

Bonne écoute.

Kia Ora !

(Portez-vous bien ! )

Liste de lecture Auckland :

The Vietnam War

http://thevietnamwar.bandcamp.com/album/the-vietnam-war

She’s so rad

http://shessorad.bandcamp.com/album/in-circles

The Mint Chicks

http://www.themintchicks.com

Naked and Famous

http://www.thenakedandfamous.com

The Drab Doo Riffs

http://www.myspace.com/thedrabdooriffs

Unitone HiFi

http://unitonehifinz.bandcamp.com/

Rhombus

http://www.rhombus.co.nz/

Pop Strangers

http://www.popstrangers.com

Richie Jackson mediateur sonore

Sunday, October 16th, 2011

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À l’heure où je vous écris, la souris de notre chargée de réalisation, glisse sur les pistes du banc de montage avec l’aisance de Richie Jackson dans un skatepark.
Vous ne connaissez pas le Aucklander Richie Jackson ?

Star du skate et des boutiques hippie chic, Richie a l’humour d’avoir inscrit sa page Facebook dans la catégorie « athlètes».

Regardez cette vidéo, il est tout de même légitime que ses « galipettes » soient aux côtés de celles de quelques athlètes-rugbymen en troisième mi-temps.

Mais que diantre s’intéresser à un athlète dans le cadre d’une production sur la vie culturelle d’une ville, ses artistes ?

Il est certes passionnant d’enregistrer les confidences de grands auteurs, plasticiens, metteurs en scène. Mais lorsque nous sommes sur le terrain pour réaliser un documentaire, nous chassons également une importante somme de sons, qui puissent aider les auditeurs à imaginer les espaces, les volumes dans lesquels évoluent ces artistes.

Pour fabriquer des images audibles, pour capter la ville, il ne suffit pas de placer un micro à l’angle d’une rue. Il nous faut trouver des médiateurs sonores. Des personnes, objets, véhicules qui ont un contact direct avec le sol, les murs, la « matière-ville ».

Traverser Auckland sur les pas d’un skater eut été parfait.

Je n’ai pas pu rencontrer Richie, qui a pris la nationalité Australienne et habite Santa Monica en Californie.

Notre ingénieur du son, a en revanche, de manière intuitive, déclenché son Nagra à chaque fois qu’un musicien de rue tapait du pied, qu’un matelot frappait un nœud. Leurs noms ne seront pas au générique, ni sur la page que crée pour le documentaire notre attaché de production Marianne Chassort.

Mais ils sont cette semaine les stars de notre banc de montage tant ils nous aident à restituer les couleurs d’Auckland.

Ps : Tendez l’oreille lors de la diffusion de l’entretien avec le chanteur Don Mc Glashan… Quelques skates frottent les escaliers Néo-Zélandais tout de même.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur France Culture

Bordures et trames

Friday, October 14th, 2011

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Enfermés volontaires dans une cellule aveugle de la Maison de la Radio, nous écoutons avec Marie-Ange Garrandeau les enregistrements réalisés à Auckland. Que leurs visages apparaissent sur les écrans lisses des bus municipaux ou sur le papier rugueux de fanzines, les artistes avec lesquels nous avons conversé ont en commun le sens de la mesure.

Pour le chanteur Don McGlashan, ex-punk du groupe Blam Blam Blam, auteur de l’hymne d’Auckland, Dominion Road, cette retenue est due au fait que la Nouvelle-Zélande est l’une des « colonie britannique », les plus récentes. À peine deux cent ans d’histoire commune avec les Maoris. À peine le temps d’apprendre à vivre en ces confins, d’en inscrire les codes dans sa manière de vivre, de s’y sentir chez soi pour certains kiwis.

Les interviews se succèdent et je ne saurai dire qui est respectueux, qui est gêné. Tous sont chaleureux, ouverts aux échanges, et dès lors que l’on tente une percée, Georges Thô enregistre soit un flegmatique « Hûmm » (parfait pour les transitions au montage), soit un flatteur « interesting question » (corbeille sauf crise aiguë d’ego).

Component, membre du collectif de street art Cut Collective, nous présente un mur sur lequel il réalise une fresque d’une dizaine de mètres de long.

Habitués à habiller les surfaces qui leur plaisent dans la ville, les graffeurs nous précisent que ce travail est une commande de la mairie. Un « curated wall », un mur autorisé. Une sorte de 1% culturel version hip hop.

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Au fil de notre déambulation dans leur quartier, d’une surface autorisée par les autorités à une autre suggérée par des commerçants, ils m’expliquent qu’à l’occasion de la Coupe du Monde a été créée une brigade spéciale qui a effacé tous les tags, graffs et collages illégaux. Point de rébellion des fans de street art, de train peint de nuit pour se venger. Le fait est accepté, négocié avec un délégué pour la jeunesse.

Une amertume tout de même (après un « Hûmm ») : pour sa dernière campagne de recrutement, la police néo-zélandaise a confié à une célèbre agence de communication la réalisation dans tout Auckland de Graffs…

La trame du documentaire, de l’immersion, se dessine. Encore quelques écoutes et nous commencerons à jouer avec les civilités rectilignes de certaines interviews et les courbes des ambiances et musiques.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Les voyages forment l’écoute

Wednesday, October 12th, 2011

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Au croisement de Pitt Street et de K’Road, Georges, notre ingénieur du son, me tend son casque. La voix puissante de Chris Saines, directeur de la Auckland Art Gallery, couvre les bruits des voitures de la rue dans laquelle nous l’avons interviewé quelques heures plus tôt. Et cette certitude : la mondialisation ne gagnera pas la bataille des sons.

En arrière plan, il y a certes le bruit des moteurs, pots d’échappements et portières, comme en toute artère urbaine du monde industrialisé. Mais point de klaxons. En dix jours à Auckland, je n’ai entendu personne utiliser cet instrument mal accordé. Je n’ai pas non plus été dérangé par les sonneries de téléphones portables tant elles sont réglées à leur plus bas niveau, quand elles ne se résument pas à quelques vibrations.

Constat propre « au pays poli », où l’on hausse le ton en journée*, que lorsque son équipe favorite manque un essai sur le terrain de rugby ?

De CDB, quartier central, à Mount Albert, banlieue résidentielle, chaque prise de son reflète le caractère unique de la rumeur urbaine captée. Celle de cette Californie Anglaise est étonnante quand on y prête l’ouïe.

Outre le lointain qu’évoquent les conversations glanées, aux accents des campagnes écossaises ou du Henan, traversez une rue (entre les lignes blanches !) et vous serez projetés dans un jeu vidéo du siècle passé, Pacman ou Space Invader.
Entrez dans un fast-food d’une chaîne implantée dans le monde entier, et vous découvrirez une signature vocale calquée sur celle des karaokés où se pressent les importantes communautés asiatiques de la ville.
Dormez à côté d’une caserne de pompiers et vous maudirez la gamme de tons utilisée par les sirènes des soldats du feu, ni américaine, ni anglaise, ni chinoise.

Le son d’Auckland est unique; nous sommes bien en climat sonore tempéré.

Au 3ème sous-sol d’une barre d’immeubles, près de Myers Park, le bruit existe cependant. Des quatre coins de la Nouvelle-Zélande, The Audio Foundation a convoqué des artistes sonores le temps d’un week-end. Armés de VTT customisés en harpes ou de centimètres de bricolage transformés en cymbales, les membres de « L’Orchestre des Instruments Inventés » a défié la calme Auckland. Virgules que nous distillerons dans le documentaire.

Auckland – Villes Mondes – Audiofoundation par franceculture

* En cette période de coupe du monde et de sortie de l’hiver, où les statistiques de consommation nocturne de bière par les Aucklanders sont perturbées, il se peut que quelques éclats de voix ou musiques très cockney altèrent ces considérations.

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Arbitrages

Tuesday, October 11th, 2011

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Dans neuf minutes la période blanche s’achèvera. Toute la journée les rues d’Auckland ont été submergées par une marée verte. Tintements de pintes, provocations, rires et bravades des Irlandais qui jouent contre l’Australie ce soir à Eden Park. À 18h00 tout s’est arrêté. En vingt minutes, le courant a poussé les supporters chanceux vers le stade, les autres vers les supermarchés puis les écrans plasma de leurs salons. Ville blanche.
Le volume sonore baisse de cinq niveaux, on entend de nouveau le bruit des roues trempées sur le goudron. Période de calme, propice à la discussion avec l’équipe de tournage.

Ce documentaire prend le pari d’immerger les auditeurs dans la vie culturelle d’Auckland, de leur faire rencontrer un espace intellectuel, sonore, de les surprendre. Et l’on s’interroge sur ce concept, après avoir réalisé une série d’entretiens et de prises de sons.

Les questions fusent ; pourquoi tel angle, pourquoi telle entrée, pourquoi telle problématique sociale, pourquoi tel artiste ou quartier est mis en lumière plutôt qu’un autre ?

Chaque membre de l’équipe aurait emprunté une porte différente, mais les couloirs auraient mené aux mêmes lieux. Des salons, bars et ateliers où se croisent des artistes officiels, patentés, « mainstream », et des « talents émergents », underground.

Si j’avais été à New York ou San Francisco en 1955 serais-je allé écouter Kerouac, Ginsberg, connus de quelques happy few, ou bien le déjà très célèbre Henry Miller ? Je pense que j’aurais commencé par ces chers poètes beats, qu’eux m’auraient offert le cœur, le danger et l’énergie de leur cité. J’aurais poursuivi avec l’auteur du Tropique du Cancer, pouls régulier, identifié et attendu.

On ne peut inventer la vie culturelle d’Auckland. Certes on nous propose discrètement des listes de créateurs, des événements, des « menus », comme si l’on devait choisir une recette internationale, produire un documentaire bolognaise.

Mais le cœur est en ce moment à K’Road, quartier bohème dont certains murs sont recouverts des graph de Cut Collective. Ses poumons sont autour de la Auckland Art Gallery, des écrits d’Alan Duff.

Il existe des sons, des artistes, des zones de créations isolées, pérennes ou éphémères à côté desquels nous passons sans les remarquer, d’autres que nous laissons de côté, par choix souvent, et du fait des contraintes techniques ou de durée de production.

De cet arbitrage naîtra en partie notre documentaire.

Et si nous devions produire un documentaire sur la vie culturelle et intellectuelle de Paris en cinq jours pour une durée finale de deux heures, quels artistes choisirions-nous ?

La période blanche s’achève, les pubs se remplissent, les minijupes vertes défilent et les verres tintent à nouveau.
Le match nous sauve de devoir répondre à cette question. Go Ireland Go !

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Abnégation radiophonique

Monday, October 10th, 2011

Abnégation de l’ingénieur du son et de la chargée de réalisation.

À peine arrivés à Auckland après deux jours de voyage, Georges Thô et Marie-Ange Garrandeau ont souhaité “écouter” la ville.

Il se trouve que les très pop MurderChord devaient jouer ce soir au Whammy Bar ! , petite salle de concert nichée dans les sous-sols de Saint Kevin’s Arcade.

…. Je n’avais pas prévu qu’il y aurait une première partie plus métal.

“Qu’importe ! me précise Marie-Ange,”Ce documentaire est une immersion”, tandis que Georges se concentre sur les diodes légèrement écarlates de son Nagra.


Villes Mondes – Auckland – Whammy par franceculture

Ps : Chers amis ne vous inquiétez pas, nos tympans vont biens et reçoivent en journée les confidences d’artistes beaucoup plus calmes mais tout autant investis dans leurs créations telle la prolifique Tanja Jade

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Haka et autres démarches

Sunday, October 9th, 2011


Auckland Villes Mondes / The Artisans par franceculture

Pour sa ré-ouverture après de longs travaux, la Auckland Art Gallery a décidé d’investir la rue. Pendant deux jours, la troupe The Artisans a invité les passants à visiter le principal musée d’Auckland en les surprenant.

Quelques improvisations sérieuses sur un mode Haka dans un style très 1973 (vidéo ci-dessus), mais surtout des performances contemporaines hilarantes. Je suis resté une bonne demi-heure à les regarder bondir, s’exclamer, mettre un peu de furie dans ce quartier calme.

L’institution a offert une carte blanche aux comédiens, « mais dans un cadre bien défini » affirme Browny Bent, leur productrice.

La jeune femme est également à l’origine du projet The Edge qui propose à plus de 600 enfants de 3 à 6 ans de découvrir la culture Pacifique. Auparavant, elle s’est impliquée dans le projet Homeless Economics, permettant à des sdf de mettre en scène des événements qu’ils ont vécus dans la rue.

Browny est la 4ème personne d’Auckland, à me dire cette phrase : “dans un cadre bien défini”.

À chaque fois j’imagine un film des Monty Python dans lequel il y aurait un ministère du cadre bien défini sur le modèle de leur ministère des Silly Walks (traduisible en français par démarches à la c..)

Je crois que je vais aller demander au rapper Che-Fu comment il entend l’expression “dans un cadre très défini”… lui qui doit jouer au well respected Queen’s Wharf vendredi soir.

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Not here for rugby ?

Saturday, October 8th, 2011

no_rugby

Dix rencontres en deux jours, dix haussements de mains ou de sourcils accompagnés d’un « You’re not here for rugby ? ». (Tu n’es pas là pour le rugby ?).
Légers sourires, verres tendus.

Côté arty-snob, rejet de la communication à outrance autour de la Coupe du Monde ou des impôts supplémentaires à venir, pour renflouer l’Etat Néo-Zélandais à qui il resterait 44 000 billets invendus…

Stress-cadet

Dans le petit cercle « underground » de K’Road, on ne se prive pas de critiques envers l’événement, on agit en graf dans les rues et événements relayés via Facebook et Twitter.

Le groupe electro-rap Stress Cadet a ainsi décidé de diffuser gratuitement les mp3 de cinq albums, une chanson par jour, jusqu’à ce que l’on cesse d’entendre parler de rugby.

De manière opportune, la chaîne de télévision Four a elle aussi pris le parti des contestataires, affichant aussi bien dans les rues d’Auckland que sur la page d’accueil de son site Internet « Four, The Home of Not Rugby » (Four, la maison sans rugby).

Certes je ne suis pas venu pour le rugby, mais être entouré d’une trentaine de Néo-Zélandais déguisés en Samouraï et qui chantent « Bodega » des Négresses Vertes lors du match France-Japon, demeure une belle expérience… Dont je vous épargne la prise de son.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Millevaches, Plateau de Résistances, documentaire sur France Culture

Thursday, August 25th, 2011

millevaches

« Millevaches, Plateau de Résistances»

Un documentaire d’Arnaud Contreras,
réalisation Clotilde Pivin, pour Sur Les Docks,
1ère diffusion sur France Culture le jeudi 1er septembre 2011 à 17h00.

logo_franceculture5Disponible à l’écoute après diffusion sur : http://www.franceculture.com/emission-sur-les-docks.html-1
Présentation:

En novembre 2008, l’affaire dite « de Tarnac » fait apparaître sur tous les écrans un des lieux les plus enclavés de France, le Plateau de Millevaches, aux confins de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne. Quelque que soit le chemin d’accès, les panneaux de signalisations et façades de masures sont ornés de revendications et de rappel d’une longue tradition de résistance.

Comment expliquer que ce désert rural soit devenu en 1 siècle et demi le point de fixation de nombreuses luttes. Qui sont les acteurs de cette vie militante, de ce tissu associatif, ce « réseau » qui se mobilise en très peu de temps dès lors qu’il s’agit d’affirmer la solidarité du Plateau ? Comment les habitants accueillent les nouveaux venus, quels sont leurs critères d’intégration ?

Au cœur d’une nature paisible, de Nedde à Faux La Montagne, ce documentaire témoigne d’une terre bruyante. On ne chuchote pas, on revendique haut et fort. On ne coupe pas les arbres, on les arrache à ce sol pauvre. On écoute seul au matin Georg Friedrich Haendel, et le soir  en famille « Dernières Sommations » et autres groupes punk qui sont prêts à faire la route du Plateau pour y retrouver leur public. On ne chante pas La Marseillaise le 11 novembre , mais Le Déserteur de Boris Vian devant un monument aux morts sur lequel on peut lire « Maudite soit la guerre ».

Avec :

François et Johani Chatou, Léon Mazeaud, Rémy Cholat, Jean-François Ribot, Pierre Coutaud, Jacques Mazeaud, Maryse Célérier, Camille Rizard, Florent Birot.

Reportages en Géorgie sur France Culture

Thursday, July 14th, 2011

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Diffusion des reportages que j’ai réalisé il y a quelques semaines en Géorgie sur France Culture, dans l’émission Tout Un Monde, le dimanche 17 juillet 2011 de 15 à 16h. Disponible à l’écoute et en podcast là +++

Drapeau : © Guela Tsouladze

Rencontre avec Bernard Plossu

Sunday, July 3rd, 2011

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Invité par Florent Coirier avec le photographe Bernard Plossu dans l’émission “Sexy Mother Fucker” le mercredi 15/06/2011 sur Alligre FM.
Un beau moment et la rencontre du  ”photographe sans histoire” qui présentait son dernier ouvrage “Far Out! Les années hip”.
Lors de l’émission, on diffuse à ma demande un titre du dernier album de Terakaft, groupe du Nord Mali. Le vieux photographe est médusé. Ce Sahara qu’il connaît bien a produit ce son rock là ?! Je lui laisse le disque, en espérant qu’il le donnera à son tour à un autre voyageur.
On parle photo, voyage, Kerouac, routes à venir; on s’échange des plans d’hébergement, des contacts au Maroc, Sahara, en Californie.

Quatre jours après l’émission, je reçois un paquet remplit de livres, de cartes postales, d’un cd de chants peuls qu’il a enregistré dans les années 70, des petits mots, des encouragements. Waouw. Far Out !

Présentation du livre

Bernard Plossu découvre la Californie en 1966, un an avant le Summer of Love. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes (certaines de ces photographies sont inédites, notamment les images en couleurs de 1966 à Haight-Ashbury). En 1970, attiré par l’Inde, Bernard Plossu se rend à Ceylan puis à Goa.

Sincèrement hippie, il vit son époque intensément non sans une certaine naïveté. Dans les deux reportages publiés par Rock & Folk en 70 et 71 et intégralement repris ici (textes et photos de Bernard Plossu), il raconte sa quête d’amour et son aspiration à la paix à travers ses voyages et ses rencontres puis ses premières désillusions quand il se rend compte que l’anticonformisme est devenu une mode et que le rêve hippie est en passe d’être recyclé en business lucratif. Quarante ans après, Bernard Plossu revient sur ses années hip, ses débuts dans la photographie, son goût puis son dégoût pour le “grand angle” qu’il finira par abandonner définitivement. Ce livre touchant témoigne d’une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu’un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.

Far Out! Les années hip : Aight-Ashbury, Big Sur, India, Goa de Bernard Plossu est publié par médiapopéditions dans la collection Sublime
+ d’infos: http://mediapop.fr/far-out.html

Reportage sur la Nuit de l’Année d’Arles à Tbilissi

Monday, June 20th, 2011

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Diffusion d’un reportage sur la Nuit de l’Année d’Arles à Tbilissi dimanche 26/06 à 15h sur France Culture dans l’émission Tout Un Monde « François Hébel – points de vue, lignes de fuite »

Disponible à l’écoute après diffusion sur http://www.franceculture.com/emission-tout-un-monde-francois-hebel-points-de-vue-lignes-de-fuite-2011-06-26.html

@OMW2, expérience de Live Tweet documentaire

Sunday, June 19th, 2011

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Une expérience de Live Tweet documentaire par @arnaudcontreras@stevenjambot à découvrir le jeudi 30 juin 2011 à partir de 21h00 sur http://twitter.com/omw2 et sur le sité dédié +++

Article Kerouac dans Télérama

Thursday, May 5th, 2011

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Kerouac, L’Obsession Bretonne, documentaire sur France Culture

Wednesday, April 13th, 2011

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« Kerouac, l’obsession bretonne » Un documentaire d’Arnaud Contreras,
réalisation Vincent Abouchar, pour Sur Les Docks,
1ère diffusion sur France Culture le lundi 25 avril 2011 à 17h00.

logo_francecultureDisponible à l’écoute après diffusion sur : http://www.franceculture.com/emission-sur-les-docks.html-0

Présentation:

Ce documentaire porte un éclairage sur l’obsession bretonne de l’écrivain américain Jack Kerouac, et sur la découverte récente par la Bretagne de l’un de ses fils égarés.

Au travers de toute son œuvre littéraire et dans sa vie privée, le chef de file de la Beat Generation ne cesse de faire référence à la terre de ses aïeux, se présente comme Jean-Louis Lebris de Kerouac, parfois prince, parfois baron, de Bretagne.

En 1965, il se rend à Brest, chez Monsieur Lebris pour y rencontrer un présumé cousin. Élevé dans le mythe familial d’un ancêtre noble et de son trésor spolié, « Ti Jean » ne trouve rien et publie à son retour en Floride Satori à Paris, récit de son errance géographique et identitaire.

Grâce aux travaux de Patricia Dagier et Hervé Quéméner, nous savons maintenant qu’il suivait de mauvaises pistes, que le premier Kerouac, parti aux Amériques pour d’obscures raisons au XVIIIème siècle, se nommait Le Bihan, que leur trésor se résume à quelques champs… à Kervoac (« prononcez Kerouac »).

Pour les organisateurs et invités du festival organisé en son honneur à Lanmeur, petit village finistérien, comme pour Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du  groupe Marquis de Sade, ce qui importe c’est de transmettre le message de Jack : « Dépasser ses limites », trait de caractère qui leur paraît tout naturellement… breton.

Avec :

Pierre Lebris, ancien libraire qui a reçu Jack Kerouac à Brest en 1965.
Patricia Dagier, généalogiste, auteur de Kerouac, Breton d’Amérique, Ed du Télégramme.
Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du groupe Marquis de Sade.
Jon Nix, du Beat Museum de San Francisco.
Valérie Derrien-Remeur, organisatrice du Festival Jack Kerouac de Lanmeur.
Louis Bertholom, poète.

Nuit Sujet Dégage! OWNI+NOVA

Sunday, March 20th, 2011

Invité le 22/03/2011, lors de lors de la Nuit Sujet Dégage! OWNI+NOVA pour évoquer le thème “Sahara, Internet et mobiles”, sur Nova  : http://www.novaplanet.com/novaactu/articles/nuitsujet

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POM+F – Enjeux des nouvelles écritures et des nouveaux usages de l’image et du son

Tuesday, March 1st, 2011

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Dans le cadre de l’opération “POM+F – Enjeux des nouvelles écritures et des nouveaux usages de l’image et du son”, organisée par l’association FreeLens depuis novembre 2010, j’interviendrai lors du  colloque qui se tiendra au Comptoir Général, à Paris, toute la journée du samedi 5 mars, à partir de 10h30. Plein de débats pour ouvrir des pistes éditoriales.

Le programme complet est disponible à cette adresse +++

Place de la Toile / France Culture

Tuesday, February 15th, 2011

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Invité dans l’émission Place de la Toile le dimanche 30 janvier 2011 à 17h00, sur France Culture, pour évoquer l’utilisation d’Internet et des mobiles au Sahara.
“Les usages du mobile et de l’Internet au Sahara / Internet et contestation” à réécouter sur le site de la radio +++

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Photo: Bamako 2006

2 émissions sur la culture touarègue sur France Culture

Tuesday, November 2nd, 2010

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Puisqu’il est important en ce moment de comprendre, d’écouter, de provoquer le dialogue, deux émissions inédites seront consacrées à la culture touarègue actuelle dimanche 7 et 14 novembre 2010 de 15h00 à 16h00, sur France Culture / Tout Un Monde.

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Les émissions seront disponibles à l’écoute après diffusion à l’adresse :

http://www.franceculture.com/emission-tout-un-monde.html-0

La première émission sera dédiée à la culture touarègue actuelle, la langue Tamasheq, la musique ishumar et le théâtre.

La seconde aux événements et festival qui réunissent la communauté touarègue et ses amis, aussi bien en Afrique qu’en Europe, la représentation des touaregs.

Tout Un Monde / France Culture

Production : Marie-Hélène Fraïssé

Reportages et programmation : Arnaud Contreras

Réalisation : Anne Depelchin

Attaché d’émission : Claude-Armand Decastiaux

Invités en plateau

Jean-Marc Durou, photographe et historien du Sahara

Nadia Belalimat, anthropologue, travaille sur la musique touarègue aujourd’hui et ses enjeux sociaux.

Marta Amico, chercheur en anthropologie et musique, mène une recherche sur le Festival au désert.

Philippe Brix, manager des Terakaft, ex-manager de Tinariwen et auteur du livre « Le Festival au désert ».

Reportages à Tamanrasset avec le soutien de :

Programme Sorosoro : http://www.sorosoro.org
Agence Akar Akar : http://akar-akar.net
SynAir et Aigle Azur : http://www.syn-air.com / http://www.aigle-azur.fr

Reportages à Orval en Belgique grâce aux représentants de la Diaspora Touarègue en Europe