Archive for the ‘Sahara’ Category

Sahara, Rien ne va plus ? sur France Culture

Monday, January 16th, 2012

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“Baroud (poudre à canon)”

Deux numéros de l’émission Tout Un Monde sur France Culture, mardi 17 et mardi 24 janvier 2012, de 15 à 16h, pour évoquer la situation actuelle au Sahara, classé “zone rouge” selon les différents ministères des affaires étrangères occidentaux.

- La première émission, mardi 17 janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’hier, ses réseaux et solidarités traditionnels, comment s’est constituée et en quoi consiste « la » société saharienne. Porter un éclairage sur les différentes populations qui y vivent, quels types de relations entretiennent-elles, entres elles. Aires culturelles, aires linguistiques, économies, et migrations intra-africaines.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé : Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Ibatan El Moktar, association Taflist ( “La Confiance”), et Julien Brachet, géographe, chercheur à l’IRD, auteur de “Migrations transsahariennes – Vers un désert cosmopolite et morcelé » (éditions du Croquant, 2009).

- La seconde émission, mardi 24  janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’aujourd’hui, aux facteurs qui mènent à l’insécurité pour les populations sahariennes et leur isolement du reste du monde. Nous évoquerons les conséquences de la guerre en Libye, les organisations politiques exogènes aux visées politico-théologiques (Al Qaïda au Maghreb Islamique), les réseaux d’acheminement de migrants clandestins et de produits illicites (cannabis, cocaïne) découpant cet espace en « territoires » soumis aux contrôles de groupes ethniques, les richesses minières importantes (pétrole, uranium, or, fer, etc.) générant des compétitions entre les multinationales occidentales et les grandes sociétés nationales.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé :
- Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.
- André Bourgeot, directeur de recherches EHESS, anthropologie politique du nomadisme, organisateur du colloque “Sahara de tous les enjeux”.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Alain Antil, chercheur à l’IFRI, spécialiste des trafics de stupéfiants en Afrique de l’Ouest, Abdou Afane et Laurent Gagnol, chercheurs à l’Université de Grenoble, spécialistes des pressions que les nomades subissent du fait de l’exploitation de mines sur leurs territoires de pâturage et de vie.

Les deux émissions seront disponibles en podcast et écoute sur le site de France Culture à cette adresse +++

Bombino, Tamikrest and Ag Jackson

Monday, January 9th, 2012

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Bombino, Tamikrest and Ag Jackson, Paris, 11/2011

Lettre aux otages sahariens

Friday, November 25th, 2011

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Tombouctou. Mali. Mosquée Djingareyber. 2007


Mes pensées premières aux familles qui quittent depuis quelques mois Kidal, Gao, la région, pour se réfugier à Bamako ou en brousse, sans que personne n’en parle.

Mes pensées premières pour ces familles qui n’osent plus parler librement au téléphone depuis des mois, persuadées qu’elles sont écoutées, envahies par la peur qui provient de tous côtés.

Mes pensées premières aux jeunes qui se font arrêter sur les pistes par des barbus, parce qu’ils fument des cigarettes et écoutent du rock ishumar.

Mes pensées premières pour des jeunes femmes touarègues, qui pour certaines, ne peuvent plus serrer la main de leurs cousins, se promener sur les marchés sans être accompagnées par un homme.

Mes pensées premières pour les réfugiés de Libye, qui ont tout laissé dans leur ancienne patrie depuis deux générations, qui ne sont pas “mercenaires”, mais soldats, artisans, commerçants, mes pensées premières à ceux qui les ont généreusement accueillis, sans aide humanitaire occidentale, sans contrepartie, désignés ici comme “ennemis”.

Mes pensées premières pour ces jeunes qui s’agitent sur Facebook, les forums, blogs, nous offrent à voir pour la première fois ô combien le sable parle, les peuples du Sahara ne sont pas un.

Mes pensées premières pour ces âmes perdues, otages de commerces à court terme, au Niger, Mali, Mauritanie, Algérie, par eux, contre eux et les leurs.

Mes pensées premières pour les “fous du Sahara”, occidentaux parfois naïfs, mais tous de bonne volonté, qui défendent, aiment vivre le lien qu’ils ont créé avec des personnes croisés au désert. Sonnés.

Mes pensées premières pour les otages occidentaux, leurs familles, ceux qui cherchent réellement à les faire libérer.

Mes pensées premières pour tous les amis qui m’ont accueilli au Sahara, aujourd’hui otages.

Mes pensées premières pour les musiciens, porte drapeaux des cultures Tamasheq, Songhai, Maure, Peul;
nous ne comprenons toujours pas vos paroles,
mais puisse votre musique accompagner,
maintenant,
un éveil tant annoncé.

Un jour je repasserai vos portes,
vos passes,
nous allumerons un feu,
brancherons les guitares,
et vous me raconterez comment vous avez gagné la guerre contre vos divisions,
et contre ces fous qui ont voulu taire à jamais votre culture et votre mot préféré:
Liberté

Arnaud Contreras

Documentaire Nouakchott Villes Mondes France Culture

Wednesday, November 23rd, 2011

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Nouakchott Villes Mondes, un documentaire d’Arnaud Contreras, réalisation Jean-Claude Loiseau, technicien Georges Thô.

Diffusion sur l’antenne de France Culture le dimanche 4 décembre 2011, de 14h00 à 16h00.
Ecoute et podcast sur http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-nouakchott-2011-12-04
Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

PRÉSENTATION

Née des sables en 1957, pour accompagner la naissance de la République Islamique de Mauritanie, Nouakchott occupe aujourd’hui la place privilégiée de carrefour entre le Maghreb et l’Afrique de L’Ouest.

Passée en quelques années de 10 000 à 1 million d’habitants, elle est confrontée à des défis qui inspirent les créateurs qui y vivent.

Chacune des sept communes qui la composent reflète la diversité sociologique, culturelle et ethnique de cet espace qui était encore une terre de nomadisme, il y a à peine 60 ans. Maures, Hâratîn, Peuls, Wolofs, Soninkés apportent tous à la capitale Mauritanienne des influences culturelles que nous présenterons au travers des voix d’artistes et personnalités culturelles.

Nous accompagnerons des écrivains et anthropologues, pour lire à leur côté la ville, percevoir la forte influence marocaine qu’elle connaît d’un point de vue architectural, la volonté d’offrir un style, un passé re-composé à Nouakchott, par des ornements et certains types de constructions.

La musique est le mode d’expression artistique le plus répandu en Mauritanie. Les musiciens, qu’ils soient chanteurs traditionnels, de variété arabe, griots, joueur de jagwrar, ou rappeurs, sont écoutés à travers toute l’Afrique et franchissent désormais le Sahara et l’Atlantique.

Une grande place leur sera accordée dans ce documentaire, et un intérêt particulier sera porté à leurs textes, aux langues qu’ils utilisent, Hassania, Arabe, Français, Wolof. Comme leurs aînés poètes, ils louent l’amour et l’amitié, mais ils sont aussi tous porteurs d’un même message envers leurs concitoyens : l’unité du pays, une cohabitation harmonieuse entre les différentes ethnies.

Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

Invités :

Malouma Mint Meidah, chanteuse, sénatrice

Abderamane Salem, directeur de la maison des cinéastes

M’Bareck Ould Beyrouck, écrivain, journaliste

Tahra Mint Hembara, griotte

Abdel Wedoud Ould Cheikh, anthropologue

Monza et Ziza,  rappeurs

Oumar Ball, sculpteur

Isabel Fiadeiro, carnettiste et galeriste

Seddoum et Sidatty Ould Jeiche Ould Abba, musiciens

Mohamed Kaber Hachem, poète, président de L’Union des Écrivains Mauritaniens

Lecture de textes de Habib Ould Mahfoud, poète et chroniqueur

SÉLECTION DE LIVRES

Nouakchott, au carrefour de la Mauritanie et du monde, Armelle Choplin, Karthala, 2009

Tribus, ethnies et pouvoir en Mauritanie, Philippe Marchesin, Karthala, 2010

Nouvelles du Désert, Beyrouk, Présence Africaine, 2009

Musique, honneur et plaisir au Sahara, Michel Guignard, Geuthner, 2005

Odette du Puigaudeau (1894-1991). Une Bretonne au désert, Monique Vérité. Petite Bibliothèque Payot, 2001

SITES INTERNET

Sahelsounds.com
Explorations musicales de la Mauritanie par Christopher Kirkley, ethno-musicologue.

M comme… Mauritanie
Blog de la journaliste Suisse Claire Jeannerat. Abécédaire de Nouakchott  et de la Mauritanie.

Nouakchott depuis un cerf volant,
par Simon Nancy, Géographe et photographe.

Mauritanie Découverte
L’actualité culturelle mauritanienne.

Rimaculture
Actualité des artistes mauritaniens.

Photo: Tahra Mint Hembara, griotte.

Exposition Sahara Rocks ! au Grand Bivouac

Tuesday, October 18th, 2011

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À l’invitation du Grand Bivouac d’Albertville, le festival du voyage et des découvertes partagées, je présenterai du 20 au 23 octobre 2011 l’exposition Sahara Rocks ! , au Dôme Théâtre et participerai à plusieurs conférences sur la “zone saharo-sahélienne”, comme l’on dit maintenant… J’essaierai de passer quelques bonnes nouvelles sahariennes, et surtout du bon son Ishumar si je trouve un endroit où en diffuser dans la ville (Petite annonce !).

Découvrez la programmation complète, conférences, projections, rencontres avec des écrivains et documentaristes :

http://www.grandbivouac.com

Pour découvrir mes photographies, cf mon site, rubrique Portfolio / Sahara : http://www.arnaudcontreras.com/

Tamikrest

Tuesday, August 23rd, 2011

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Bel rencontre cet été avec les Tamikrest, jeune groupe de touaregs du Nord Mali qui écartent lors de leurs interviews tous les clichés obsolètes sur la société saharienne.

Ils savent où ils vont, ce qu’ils font, ce qu’ils véhiculent. Ils lisent chacun des articles qui est publié sur eux, maîtrisent leur discours, font du rock, non de la world.

Leur dernier album est superbe.

Infos: http://www.tamikrest.net

Pour découvrir d’autres photos de Tamikrest +++

Rencontre avec Bernard Plossu

Sunday, July 3rd, 2011

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Invité par Florent Coirier avec le photographe Bernard Plossu dans l’émission “Sexy Mother Fucker” le mercredi 15/06/2011 sur Alligre FM.
Un beau moment et la rencontre du  ”photographe sans histoire” qui présentait son dernier ouvrage “Far Out! Les années hip”.
Lors de l’émission, on diffuse à ma demande un titre du dernier album de Terakaft, groupe du Nord Mali. Le vieux photographe est médusé. Ce Sahara qu’il connaît bien a produit ce son rock là ?! Je lui laisse le disque, en espérant qu’il le donnera à son tour à un autre voyageur.
On parle photo, voyage, Kerouac, routes à venir; on s’échange des plans d’hébergement, des contacts au Maroc, Sahara, en Californie.

Quatre jours après l’émission, je reçois un paquet remplit de livres, de cartes postales, d’un cd de chants peuls qu’il a enregistré dans les années 70, des petits mots, des encouragements. Waouw. Far Out !

Présentation du livre

Bernard Plossu découvre la Californie en 1966, un an avant le Summer of Love. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes (certaines de ces photographies sont inédites, notamment les images en couleurs de 1966 à Haight-Ashbury). En 1970, attiré par l’Inde, Bernard Plossu se rend à Ceylan puis à Goa.

Sincèrement hippie, il vit son époque intensément non sans une certaine naïveté. Dans les deux reportages publiés par Rock & Folk en 70 et 71 et intégralement repris ici (textes et photos de Bernard Plossu), il raconte sa quête d’amour et son aspiration à la paix à travers ses voyages et ses rencontres puis ses premières désillusions quand il se rend compte que l’anticonformisme est devenu une mode et que le rêve hippie est en passe d’être recyclé en business lucratif. Quarante ans après, Bernard Plossu revient sur ses années hip, ses débuts dans la photographie, son goût puis son dégoût pour le “grand angle” qu’il finira par abandonner définitivement. Ce livre touchant témoigne d’une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu’un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.

Far Out! Les années hip : Aight-Ashbury, Big Sur, India, Goa de Bernard Plossu est publié par médiapopéditions dans la collection Sublime
+ d’infos: http://mediapop.fr/far-out.html

Rencontre de la diaspora touareg en Europe

Tuesday, May 10th, 2011

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Ahmed Dayak, rencontres de la diaspora touareg en Europe, Saint Lormel (22), 05/2011.

Ishumars au coin du feu (Mohamed Bilalan, Sidi Tiwitine, Hamma)

Bombino

Saturday, May 7th, 2011

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Bombino, le Jimi Hendrix d’Agadez, au Festival Banlieues Bleues, avril 2011.

Sans aucune hésitation LA révélation dans le rock du Sahara. Beaucoup de guitare, peu de chant, un jeu de scène incroyable.

En attendant de le voir live , regardez cette vidéo +++

Sahara Rocks ! au festival Images en scène

Saturday, May 7th, 2011

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Grâce au Festival Images en Scènes et à son fondateur Yves Lafosse, je présente une première partie de l’exposition Sahara Rocks ! , sur le rock saharien, ses groupes (Tinariwen, Terakaft, Bombino…), ses festivals et leurs publics au désert et en Europe.
Du 13 au 15 mai 2011, trois jours d’expos photo, de rencontres, concerts à La Roche-Posay, avec entre autres Richard Bellia et Pierre Terrasson.

Welcome ! Consulter le programme +++

Tirages argentiques par Andrès Romero, L’oeil complice. Son site +++

Atri N’Assouf

Friday, May 6th, 2011

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Rissa, Atri N’Assouf en concert, 6/05/2011 au China, à Paris, pour fêter la sortie de leur album Akal.

+ d’infos sur le groupe : http://atrinassouf.over-blog.com/

Nuit Sujet Dégage! OWNI+NOVA

Sunday, March 20th, 2011

Invité le 22/03/2011, lors de lors de la Nuit Sujet Dégage! OWNI+NOVA pour évoquer le thème “Sahara, Internet et mobiles”, sur Nova  : http://www.novaplanet.com/novaactu/articles/nuitsujet

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Toumast

Tuesday, March 1st, 2011

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Concert de Toumast à L’Alhambra. 3/02/2011. Paris
Je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer ni d’écouter le groupe sur scène. Très belle surprise, un son plus rock que le “blues du désert” auquel je m’attendais.
Trois hits lors de cette soirée : Moussa Ag Keyna lors de la balance qui nettoie sa guitare avec tendresse, respect, objet précieux. Rémy Kolpa Kopoul, monsieur musique du monde de Radio Nova, qui vibre sur la reprise de “You Got Me Floatin’” de Jimi Hendrix. Aminatou Goumar et deux autres musiciens du groupe, côte à côte pour un Tendé, une transe basse-derbouka-tambour touareg traditionnel.
Zéro pointé au festival Au fil des voix qui a tenté d’imposer aux photographes ses conditions: possibilité de faire des images uniquement lors des 2 premiers titres et… obligation de leur donner 2 photos libres de droits. J’ai évidemment refusé et n’ai travaillé que dans les loges et pendant la balance.

Le film “Toumast, entre guitare et Kalashnikov” de Dominique Margot, dédié au groupe et à son histoire, sort en salles le 31 mars 2011.
Pour découvrir Toumast: http://www.toumast.net et http://www.myspace.com/toumast

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Tiken Jah Fakoly

Saturday, February 5th, 2011

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Tiken Jah Fakoly à Saint-Brieuc, lors d’un concert le 25/01/2011, dont les bénéfices seront redistribués au Festival d’Agadez.
C’est carré, musiciens excellents et discours qui fait forcément mouche auprès d’un public “Mo-ti-vé”. 2000 bretons qui hurlent “L’Afrique en a marre”.

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La première partie était assuré par Mohamed Bilalan Ag Ganta , originaire d’Arlit (Niger) et son groupe Hamawassa.

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Voiles Sahariens et considérations sur les événements au Sahara

Monday, January 10th, 2011

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Laissons en paix les familles des otages assassinés au Niger. Quelle honte ces caméras, ces micros, ces appareils photos qui viennent mendier des larmes… Pour quelle information ?

Oui cela entretient la peur de l’autre.

Mais ne soyons pas non plus naïfs, aveuglés par nos convictions, amitiés et souvenirs de beaux moments. Est-ce que nos amis au Sahara et au Sahel nous disent qu’ils peuvent assurer notre sécurité en ce moment ?

Nous n’en savons rien. Ils ne communiquent pas, hormis les organisateurs de la fête du chameau à Tessalit, au Nord Mali, qui indiquent sur leur site que notre présence est interdite.

Par ouï-dire, on sait que l’on peut aller pour l’instant et sans grand risque à Djanet, peut-être à Tamanrasset, en Algérie, peut-être dans d’autres poches en Mauritanie et ailleurs au Sahara.

Je ne suis pas journaliste mais documentariste, donc subjectif, souhaitant mettre en lumière un point de vue sur un phénomène, une situation. Je travaille en transparence sur des sujets culturels, pas politiques.

Mais lorsque je parle avec des journalistes qui veulent travailler sur la zone saharienne, d’un point de vue politique, sécuritaire, géopolitique, je m’aperçois qu’ils sont confrontés aux mêmes difficultés que moi. Que l’on travaille sur la préservation d’un savoir-faire, sur la musique contemporaine au Sahara ou sur les flux migratoires, le trafic de drogue, le terrorisme, la prospection d’uranium, on est logé à la même enseigne.
Objectif ou subjectif, on ne peut pas bien travailler au Sahara. La peur ne date pas des récents événements. Elle est entretenue depuis des années par les gouvernements qui nous accréditent ou non lorsque l’on vient tourner, photographier, écrire. Elle est maintenant montée d’un cran et visible à la Une des journaux.

Oui il y a des exagérations et raccourcis de la part des médias sur la situation actuelle.
Oui, il faut construire pour l’avenir, écrire et publier des informations vérifiées sur les zones à risque et celles qui ne le sont pas.

Mais où trouver ces informations ?

Les amis du Sahara, qu’ils soient touristes, chercheurs, humanitaires, agents touristiques, artistes ou journalistes ne sont pas transparents eux non plus.
Ils tentent de calmer les effets de déclarations préjudiciables, je le fais également parfois. On souhaite que nos amis sahariens puissent vivre normalement.

Mais à ce jour, je suis désolé, nous n’avons pas d’informations fiables sur la situation réelle au Sahara.

Malgré nous, nous sommes entrés dans une logique d’action réaction violente.

L’une des solution prônée depuis des années pour que les populations des “zones rouges” ne basculent pas est l’aide au développement au bénéfice direct des populations, sans passer par le “filtre” des gouvernements locaux. Mais cela aussi est taxé de colonialisme, d’interventionnisme, au même titre que les opérations militaires extérieures.

Je lis dans certains textes qu’il ne faut pas penser la situation en tant qu’occidental. Je n’ai pas deux cerveaux et ne peux penser qu’en tant qu’occidental. En revanche j’écoute et lis les quelques amis qui osent s’exprimer de là-bas. Que disent-ils ?

Que leur société est millénaire, qu’elle existait avant la présence occidentale, avait des cultures, des économies, des conflits. Si les différentes communautés sahariennes s’entendent ou se confrontent, ce n’est pas uniquement du fait de nos interventions, même si la course effrénée aux sous-sols et d’autres intérêts géopolitiques accroissent les tensions. Combien de fois ai-je pu observer des comportements d’amitiés, mais aussi des comportements xénophobes, au sein-même de ce qui peut paraître de l’extérieur comme des communautés unifiées.

Alors aujourd’hui sont-ils capables de s’unir contre cette menace qui nous est invisible, qui leur est visible ( « au désert même le sable  parle » seconde phrase touarègue la plus connue après « l’eau c’est la vie »).

L’un des arguments souvent avancé pour « régler » les problèmes contemporains est de confier des armes aux populations locales, en particulier aux ex-combattants des rébellions. Ils connaissent le terrain et seraient à même de débusquer les éléments dangereux. Mais une fois encore les gouvernements centraux  ont trop peur que les armes se retournent contre eux.

Je n’ai pas de solution à proposer, je ne me permettrais pas de parler à la place des sahariens, n’ose pas imaginer ce qui se décide dans les instances officielles africaines, maghrébines et occidentales. Ce dont je suis convaincu, c’est que nous, amis des populations du Sahel et du Sahara, passeurs, sommes plus utiles ici que là-bas, du moins pour cette période troublée.

Utiles en parlant de cultures que nous aimons, à nos proches, à ceux qui lisent nos textes, voient nos films et photos. Sortir de la petite communauté des « amoureux du désert » et trouver des initiatives originales pour rencontrer une audience plus large.

Utiles en évoquant la diversité des cultures sahariennes, un touareg n’est pas un bérabiche.

Utiles en poussant nos amis artistes sahariens, qu’ils soient musiciens, poètes, écrivains, à s’emparer du sujet et enfin parler de la situation actuelle (on attend toujours une chanson ou un texte sur ce qui se passe), comme le font certains jeunes comédiens de Kidal.

Utiles en mutualisant les informations que nous recevons et en les diffusant dans les médias pour contrer les raccourcis.

À nous aussi d’être honnêtes, tous ne sont pas des saints, le risque est réel dans toute une partie du Sahara et une partie du Sahel ; en allant dans certaines zones, nous nous mettons en danger, et mettons en danger nos accompagnateurs, leurs familles.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas aller au Sahara en ce moment. Je dis qu’il faut aller au Sahara en ayant en tête toutes les données, aussi bien celles des chancelleries que celles de nos amis sur le terrain quand ils en partagent.

Les cartes des ministères des affaires étrangères sont grossières, dessinées depuis l’espace ou les capitales occidentales.

Aux populations locales de les affiner, de nous dire quelle zone est sûre, quelle zone ne l’est pas, de lever le voile.

Que l’on ne me réponde pas que leur niveau d’instruction est trop faible ou encore qu’ils sont menacés par leurs gouvernements lorsqu’ils s’expriment. C’est les déconsidérer, mettre en doute leur capacité à maîtriser leur espace, à faire passer des informations, leur liberté tant affirmée.

Pensées pour les familles de ces deux innocents sacrifiés. Pensées pour les septs otages, pensées pour les amis au Sahara, eux aussi pris en otages.

Arnaud Contreras

2 émissions sur la culture touarègue sur France Culture

Tuesday, November 2nd, 2010

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Puisqu’il est important en ce moment de comprendre, d’écouter, de provoquer le dialogue, deux émissions inédites seront consacrées à la culture touarègue actuelle dimanche 7 et 14 novembre 2010 de 15h00 à 16h00, sur France Culture / Tout Un Monde.

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Les émissions seront disponibles à l’écoute après diffusion à l’adresse :

http://www.franceculture.com/emission-tout-un-monde.html-0

La première émission sera dédiée à la culture touarègue actuelle, la langue Tamasheq, la musique ishumar et le théâtre.

La seconde aux événements et festival qui réunissent la communauté touarègue et ses amis, aussi bien en Afrique qu’en Europe, la représentation des touaregs.

Tout Un Monde / France Culture

Production : Marie-Hélène Fraïssé

Reportages et programmation : Arnaud Contreras

Réalisation : Anne Depelchin

Attaché d’émission : Claude-Armand Decastiaux

Invités en plateau

Jean-Marc Durou, photographe et historien du Sahara

Nadia Belalimat, anthropologue, travaille sur la musique touarègue aujourd’hui et ses enjeux sociaux.

Marta Amico, chercheur en anthropologie et musique, mène une recherche sur le Festival au désert.

Philippe Brix, manager des Terakaft, ex-manager de Tinariwen et auteur du livre « Le Festival au désert ».

Reportages à Tamanrasset avec le soutien de :

Programme Sorosoro : http://www.sorosoro.org
Agence Akar Akar : http://akar-akar.net
SynAir et Aigle Azur : http://www.syn-air.com / http://www.aigle-azur.fr

Reportages à Orval en Belgique grâce aux représentants de la Diaspora Touarègue en Europe

Exposition sur les traces de Saint Exupery et de l’aventure de l’Aéropostale

Tuesday, November 2nd, 2010

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Du 3 novembre au 8 décembre 2010, le siège de la SNECMA (Motoriste aéronautique et spatial) accueille l’exposition “Courriers Sud, sur les traces de Saint Exupery et de l’aventure de l’Aéropostale”.

Les photographies  N&B ont été réalisées à Cap Juby, fort perdu entre désert et Atlantique, à la lisière du Sahara Occidental.
C’est à cet endroit qu’Antoine de Saint Exupery fut nommé chef de station de l’Aéropostale en 1927; l’aviateur y écrivit « Courrier Sud », son premier roman; certains pensent que c’est ici qu’il aurait rencontré en rêve le Petit Prince.

Photographies, extraits sonores, montages audiovisuels et citations des lettres de Saint Exupéry se confrontent dans cette exposition pour vous offrir un voyage sensible sur la ligne et dans l’histoire de Saint Ex’ et de l’Aéropostale.

Pour découvrir ce projet, vous pouvez consulter l’article publié dans  Le Monde +++

SAHARA BLUES documentaire sur France Culture/Sur les Docks

Thursday, September 23rd, 2010

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Diffusion le lundi 4 octobre 2010, à 17h00, sur France Culture / Sur les Docks de

SAHARA BLUES

Un documentaire d’Arnaud Contreras
Réalisation Vincent Abouchar

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à écouter sur les ondes et disponible sur le site de France Culture en cliquant là +++

Présentation:

Les événements au Sahara au travers des témoignages de passionnés du Sahara et amis des touaregs. Un regard calme sur une situation d’urgence.

Les « sahariens » ont le blues. Toute une communauté de français liée aux peuples du grand désert par l’amitié, l’amour, l’histoire familiale ou l’industrie touristique subit de plein fouet la dégradation des conditions sécuritaires au Sahara, du terrorisme d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI),  ne peut pas y séjourner.

Chacun confie son lien personnel avec le Sahara, tente d’expliquer la situation actuelle au travers de sa propre expérience, de l’histoire des relations fortes entre la France et les peuples Sahariens.
Ils se retrouvent lors de festival tel Afrikabidon, en Ardèche, de concerts des rockers du désert pour échanger des nouvelles, parler de géopolitique, défendre leurs amis touaregs contre les jugements rapides.

Le blues. La déprime de ne pas maîtriser ce qui se dit sur la zone, la méfiance vis-à-vis des acteurs politiques et énergétiques qu’ils soupçonnent de laisser la zone à l’abandon pour faire des affaires discrètement.

Le blues de pas avoir d’écoute de la part des autorités françaises, de ne pas pouvoir leur donner des clefs pour  maintenir un lien avec cette zone tampon où l’islamisme radical n’avait jamais réussi à pénétrer.

Le blues de ne plus pouvoir vivre leur passion, leur amour, qu’à distance.

Et quand même des projets… L’an prochain un festival à Agadez ?

Avec

Nicolas Loizillon, pdt de l’association La Compagnie des Déserts
Jean-Luc Gantheil, co-fondateur de Croq’Nature et Amitié Franco-Touareg
Jean-Marc Durou, Photographe et historien du Sahara
Maurice Freund, pdt de Point Afrique
Moussa Bilalan ag Ganta, musicien nigérien et Pdt de l’association Emiskini
Catherine Legras, manager du groupe Nabil Othmani

Lien direct du documentaire Sahara Blues, sur le site de France Culture +++

Pour aller plus loin

Sites Internet

Temoust.org
http://www.temoust.org/

Le portail du peuple Touareg berbère Kel Tamasheq

Good Morning Afrika
http://goodmorningafrika.blogspot.com

Enjeux géopolitiques et stratégiques en Afrique

Issikta
http://issikta.blogspot.com
Actualités du peuple touareg

Kidal Info
http://www.kidal.info
Actualités du Nord Mali

Agadez-Niger
http://www.agadez-niger.com
Infos de la région d’Agadez

Tamasheq.net
http://www.tamasheq.net

Le site des musiques touarègues

Sahel sounds
http://sahelsounds.com

Exploration de la société et de la musique contemporaine au Sahara et Sahel

En Vouature Simone
http://envouaturesimone.blogspot.com
Actualités militante du Sahara

Le Blog Saharien
http://www.leblogsaharien.com
Actualités culturelles du Sahara

La Rahla
http://www.larahla.org

Amicale des sahariens


Livres

Migrations Transsahariennes
Vers un désert cosmopolite et morcelé

Par Julien Brachet
Eds du Croquant 2009

L’Exploration du Sahara
Par Jean-Marc Durou, préface de Théodore Monod
Actes Sud 2002

Chamelle
Par Marc Durin-Valois
Lattès 2002

Mythes et réalités d’un désert convoité, le Sahara
Par Jean Bison
L’Harmattan, 2003

Reportage sur l’Imzad

Friday, October 2nd, 2009

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Retour en cabine de montage à France Culture, et réalisation d’un reportage sur l’Imzad diffusé lors de l’émission Tout un Monde , le dimanche 27 septembre 2009, de 15 à 16h.

L’émission avait pour thème cultures nomades en exil, et était centrée autour du festival “Rumeurs Urbaines” qui se tiendra du 3 au 17 octobre dans le département des Hauts-de-Seine (92).

Pour découvrir la vielle saharienne et les actions entreprises dans le sud algérien pour sa préservation, consultez le site de  l’association Sauvez l’Imzad.