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Nouakchott Villes Mondes

Thursday, November 24th, 2011


Nouakchott Villes Mondes par franceculture

Grâce à Christopher Kirkley (Sahel Sounds), j’ai rencontré la famille Ould Jeich Ould Abba à Nouakchott il y a deux semaines. Leur père est l’inventeur du Jagwar, un style de musique traditionnelle mauritanienne, joué au rythme des “avions jaguars français qui survolaient Atar pendant la guerre du Sahara dans les années 70″.

La suite lors de la diffusion du documentaire “Nouakchott Villes Mondes”, le dimanche 4 décembre 2011 de 14 à 16h00.
Grand entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste.
Infos: http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-nouakchott-2011-12-04

Documentaire Nouakchott Villes Mondes France Culture

Wednesday, November 23rd, 2011

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Nouakchott Villes Mondes, un documentaire d’Arnaud Contreras, réalisation Jean-Claude Loiseau, technicien Georges Thô.

Diffusion sur l’antenne de France Culture le dimanche 4 décembre 2011, de 14h00 à 16h00.
Ecoute et podcast sur http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-nouakchott-2011-12-04
Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

PRÉSENTATION

Née des sables en 1957, pour accompagner la naissance de la République Islamique de Mauritanie, Nouakchott occupe aujourd’hui la place privilégiée de carrefour entre le Maghreb et l’Afrique de L’Ouest.

Passée en quelques années de 10 000 à 1 million d’habitants, elle est confrontée à des défis qui inspirent les créateurs qui y vivent.

Chacune des sept communes qui la composent reflète la diversité sociologique, culturelle et ethnique de cet espace qui était encore une terre de nomadisme, il y a à peine 60 ans. Maures, Hâratîn, Peuls, Wolofs, Soninkés apportent tous à la capitale Mauritanienne des influences culturelles que nous présenterons au travers des voix d’artistes et personnalités culturelles.

Nous accompagnerons des écrivains et anthropologues, pour lire à leur côté la ville, percevoir la forte influence marocaine qu’elle connaît d’un point de vue architectural, la volonté d’offrir un style, un passé re-composé à Nouakchott, par des ornements et certains types de constructions.

La musique est le mode d’expression artistique le plus répandu en Mauritanie. Les musiciens, qu’ils soient chanteurs traditionnels, de variété arabe, griots, joueur de jagwrar, ou rappeurs, sont écoutés à travers toute l’Afrique et franchissent désormais le Sahara et l’Atlantique.

Une grande place leur sera accordée dans ce documentaire, et un intérêt particulier sera porté à leurs textes, aux langues qu’ils utilisent, Hassania, Arabe, Français, Wolof. Comme leurs aînés poètes, ils louent l’amour et l’amitié, mais ils sont aussi tous porteurs d’un même message envers leurs concitoyens : l’unité du pays, une cohabitation harmonieuse entre les différentes ethnies.

Grand Entretien avec Abderrahmane Sissako, cinéaste

Invités :

Malouma Mint Meidah, chanteuse, sénatrice

Abderamane Salem, directeur de la maison des cinéastes

M’Bareck Ould Beyrouck, écrivain, journaliste

Tahra Mint Hembara, griotte

Abdel Wedoud Ould Cheikh, anthropologue

Monza et Ziza,  rappeurs

Oumar Ball, sculpteur

Isabel Fiadeiro, carnettiste et galeriste

Seddoum et Sidatty Ould Jeiche Ould Abba, musiciens

Mohamed Kaber Hachem, poète, président de L’Union des Écrivains Mauritaniens

Lecture de textes de Habib Ould Mahfoud, poète et chroniqueur

SÉLECTION DE LIVRES

Nouakchott, au carrefour de la Mauritanie et du monde, Armelle Choplin, Karthala, 2009

Tribus, ethnies et pouvoir en Mauritanie, Philippe Marchesin, Karthala, 2010

Nouvelles du Désert, Beyrouk, Présence Africaine, 2009

Musique, honneur et plaisir au Sahara, Michel Guignard, Geuthner, 2005

Odette du Puigaudeau (1894-1991). Une Bretonne au désert, Monique Vérité. Petite Bibliothèque Payot, 2001

SITES INTERNET

Sahelsounds.com
Explorations musicales de la Mauritanie par Christopher Kirkley, ethno-musicologue.

M comme… Mauritanie
Blog de la journaliste Suisse Claire Jeannerat. Abécédaire de Nouakchott  et de la Mauritanie.

Nouakchott depuis un cerf volant,
par Simon Nancy, Géographe et photographe.

Mauritanie Découverte
L’actualité culturelle mauritanienne.

Rimaculture
Actualité des artistes mauritaniens.

Photo: Tahra Mint Hembara, griotte.

Whammy Bar and The Wine Cellar, Auckland

Monday, October 24th, 2011

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Whammy Bar and The Wine Cellar, Auckland, NZ, pendant l’enregistrement du documentaire “Auckland – Villes Mondes” que vous pouvez écouter sur le site de France Culture, par là +++

Sky Tower Auckland

Sunday, October 23rd, 2011

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Alleluya Bar, St Kevin’s Arcade, Auckland, NZ; l’endroit où nous avons croisé une grande partie des artistes d’Auckland. Notre refuge entre deux enregistrements du documentaire “Auckland Villes Mondes” que vous pouvez écouter sur le site de France Culture là +++

Auckland Villes Mondes

Tuesday, October 18th, 2011

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Diffusion le dimanche 23 octobre 2011 du documentaire “Auckland Villes Mondes” sur l’antenne de France Culture, de 14h à 16h.

Une belle aventure partagée avec Marie-Ange Garrandeau et Georges Thô.

Vous pouvez également écouter le documentaire sur le site de France Culture là +++

En conclusion du documentaire, un entretien avec Alan Duff,  écrivain néo-zélandais, voix dissonnante dans la communauté maori, et entre autres, auteur de l‘âme des guerriers adapté au cinéma par Lee Tamahori.

Notre ambition est de vous immerger pendant deux heures dans la vie culturelle d’Auckland, de vous faire rencontrer quelques belles personnes croisées d’ateliers en salles de concerts indés.

Plutôt que vous livrer une présentation que vous pourrez retrouver sur le site de la chaîne, je préfère reproduire ci-dessous le texte d’introduction.
Une piste vers l’île la plus lointaine que j’ai visité, où je vous souhaite réellement d’aller tant l’accueil des Aucklanders nous a tous les trois marqué.

Un remerciement particulier à Eleonore Klar, fondatrice d’ I Heart Magazine, qui m’a donné les bons conseils pour passer une bonne 1ère soirée à Auckland et rencontrer ceux qui furent mes guides et que vous retrouverez dans le doc.

Kia Ora ! (Portez-vous bien !)

Le jour de mon arrivée à Auckland,
j’ai foncé sur les quais pour rendre hommage à Sir Peter Blake, marin de légende, en espérant voir un de ses bateaux de l’America’s Cup.
J’ai participé à une performance collective sur les marches d’un musée.
J’ai soutenu l’équipe de France de rugby dans un stade bondé de Néo-zélandais déguisés en ninjas et geishas qui hurlaient « bonzaï !!! » à chaque passe réussie par l’équipe japonaise.
J’ai fuis le Pastis, bar où se retrouvent les expats français pour suivre les indications d’une amie qui me mèneraient aux Whammy Bar et Wine cellar, salles de concerts indé.
J’ai assisté à trois concerts dont même les musiciens ne savent pas définir le style.
Je me suis déchiré un muscle en bringueballant ma valise d’un endroit l’autre, et tout cela avec le sourire, le sentiment de prendre une ville dont l’architecture violente me confirmait dans le fait que j’étais au bon tempo.

Le lendemain je réalisais que le métronome que je suivais était faussé par le décalage horaire depuis Paris.

Hormis des touristes déambulant en poncho aux couleurs de leur équipe, aucun écho en journée de la coupe du monde de rugby.
Hormis les sirènes de camion de pompiers d’inspiration américaine, aucun Klaxon, peu de bruits nocifs.

Auckland est calme.

Les aucklanders sont réservés, affichent des signes extérieurs de bien-être, pas de richesse.
Ils marchent paisiblement dans les rues, respectent tous, sans exception, les passages cloûtés. Ici, la folie est tolérée mais entre les lignes comme le décrit l’un des grands écrivains de la ville, Chad Taylor, dans les textes de ses romans.

J’ai du tout reprendre à zéro, oublier de courir,
m’adapter au pouls propre à chaque quartier,

au rythme tranquille d’Auckland.

Mix Final à Auckland

Tuesday, October 18th, 2011

Dimanche 23 octobre 2011 à 10h00, l’équipe de France de rugby affrontera les All Blacks à Eden Park. De 14 à 16h00, nous diffuserons sur l’antenne de France Culture le documentaire Auckland Villes Mondes. Chacun sa finale.

Samedi dernier au studio 115, tard dans la nuit, nous avons clos une période de 6 semaines de travail pour vous offrir une immersion radiophonique dans la vie culturelle d’Auckland, des rencontres avec ses artistes qui ont parfois des voix dissonantes par rapport à ce que vous avez pu entendre sur la Coupe du Monde de Rugby, la Nouvelle-Zélande, la place des maoris. 2 semaines de préparation, 5 jours en Nouvelle-Zélande, 3 semaines de montage et mixage.

Une course de longue haleine dont la dernière semaine a été marquée par la réalisation de traductions, de lectures de textes, leur enregistrement, des choix impossibles de séquences et de titres de musiques à sacrifier pour jouer avec le rythme du documentaire, la joie de retrouver des bribes de sons égarés, mixés par Philippe Carminati.

Dimanche vous découvrirez 1h30 de documentaire, 30 minutes d’entretien avec l’écrivain Alan Duff.

Les paroles de l’auteur de « L’âme des Guerriers » sont tellement fortes que nous avons dû, dès les premières minutes de montage, réfléchir à comment ne pas faire bondir nos auditeurs immergés dans la calme Auckland.

Deux éléments en un programme. Deux séquences dont l’articulation a été au cœur de la construction que nous avons tenté.

Je tiens à remercier tout particulièrement Eleonore Klar, fondatrice de I Heart. Pendant deux mois, elle a sillonné les ateliers, festivals, salles de concert d’Auckland afin d’y réaliser un numéro spécial de son magazine. C’est elle qui généreusement, sans que l’on se connaisse, m’a ouvert les premières portes de K’Road, l’un des lieux principal de nos cessions d’enregistrement.

Sans en faire un usage excessif, nous avons distillé quelques titres que la journaliste-éditrice, les disquaires de Real Groovy, les équipes de la radio 95B FM et des magazines Volume, Cheese on Toast et Under The Radar nous ont conseillés.

Vous trouverez ci-dessous une liste de groupes de musiques Aucklanders. Certains sont dans le documentaire, tous sont maintenant dans la liste de lecture que j’emporte avec moi en voyage et que je me permets, à mon tour, de vous conseiller.

Bonne écoute.

Kia Ora !

(Portez-vous bien ! )

Liste de lecture Auckland :

The Vietnam War

http://thevietnamwar.bandcamp.com/album/the-vietnam-war

She’s so rad

http://shessorad.bandcamp.com/album/in-circles

The Mint Chicks

http://www.themintchicks.com

Naked and Famous

http://www.thenakedandfamous.com

The Drab Doo Riffs

http://www.myspace.com/thedrabdooriffs

Unitone HiFi

http://unitonehifinz.bandcamp.com/

Rhombus

http://www.rhombus.co.nz/

Pop Strangers

http://www.popstrangers.com

Richie Jackson mediateur sonore

Sunday, October 16th, 2011

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À l’heure où je vous écris, la souris de notre chargée de réalisation, glisse sur les pistes du banc de montage avec l’aisance de Richie Jackson dans un skatepark.
Vous ne connaissez pas le Aucklander Richie Jackson ?

Star du skate et des boutiques hippie chic, Richie a l’humour d’avoir inscrit sa page Facebook dans la catégorie « athlètes».

Regardez cette vidéo, il est tout de même légitime que ses « galipettes » soient aux côtés de celles de quelques athlètes-rugbymen en troisième mi-temps.

Mais que diantre s’intéresser à un athlète dans le cadre d’une production sur la vie culturelle d’une ville, ses artistes ?

Il est certes passionnant d’enregistrer les confidences de grands auteurs, plasticiens, metteurs en scène. Mais lorsque nous sommes sur le terrain pour réaliser un documentaire, nous chassons également une importante somme de sons, qui puissent aider les auditeurs à imaginer les espaces, les volumes dans lesquels évoluent ces artistes.

Pour fabriquer des images audibles, pour capter la ville, il ne suffit pas de placer un micro à l’angle d’une rue. Il nous faut trouver des médiateurs sonores. Des personnes, objets, véhicules qui ont un contact direct avec le sol, les murs, la « matière-ville ».

Traverser Auckland sur les pas d’un skater eut été parfait.

Je n’ai pas pu rencontrer Richie, qui a pris la nationalité Australienne et habite Santa Monica en Californie.

Notre ingénieur du son, a en revanche, de manière intuitive, déclenché son Nagra à chaque fois qu’un musicien de rue tapait du pied, qu’un matelot frappait un nœud. Leurs noms ne seront pas au générique, ni sur la page que crée pour le documentaire notre attaché de production Marianne Chassort.

Mais ils sont cette semaine les stars de notre banc de montage tant ils nous aident à restituer les couleurs d’Auckland.

Ps : Tendez l’oreille lors de la diffusion de l’entretien avec le chanteur Don Mc Glashan… Quelques skates frottent les escaliers Néo-Zélandais tout de même.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur France Culture

Bordures et trames

Friday, October 14th, 2011

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Enfermés volontaires dans une cellule aveugle de la Maison de la Radio, nous écoutons avec Marie-Ange Garrandeau les enregistrements réalisés à Auckland. Que leurs visages apparaissent sur les écrans lisses des bus municipaux ou sur le papier rugueux de fanzines, les artistes avec lesquels nous avons conversé ont en commun le sens de la mesure.

Pour le chanteur Don McGlashan, ex-punk du groupe Blam Blam Blam, auteur de l’hymne d’Auckland, Dominion Road, cette retenue est due au fait que la Nouvelle-Zélande est l’une des « colonie britannique », les plus récentes. À peine deux cent ans d’histoire commune avec les Maoris. À peine le temps d’apprendre à vivre en ces confins, d’en inscrire les codes dans sa manière de vivre, de s’y sentir chez soi pour certains kiwis.

Les interviews se succèdent et je ne saurai dire qui est respectueux, qui est gêné. Tous sont chaleureux, ouverts aux échanges, et dès lors que l’on tente une percée, Georges Thô enregistre soit un flegmatique « Hûmm » (parfait pour les transitions au montage), soit un flatteur « interesting question » (corbeille sauf crise aiguë d’ego).

Component, membre du collectif de street art Cut Collective, nous présente un mur sur lequel il réalise une fresque d’une dizaine de mètres de long.

Habitués à habiller les surfaces qui leur plaisent dans la ville, les graffeurs nous précisent que ce travail est une commande de la mairie. Un « curated wall », un mur autorisé. Une sorte de 1% culturel version hip hop.

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Au fil de notre déambulation dans leur quartier, d’une surface autorisée par les autorités à une autre suggérée par des commerçants, ils m’expliquent qu’à l’occasion de la Coupe du Monde a été créée une brigade spéciale qui a effacé tous les tags, graffs et collages illégaux. Point de rébellion des fans de street art, de train peint de nuit pour se venger. Le fait est accepté, négocié avec un délégué pour la jeunesse.

Une amertume tout de même (après un « Hûmm ») : pour sa dernière campagne de recrutement, la police néo-zélandaise a confié à une célèbre agence de communication la réalisation dans tout Auckland de Graffs…

La trame du documentaire, de l’immersion, se dessine. Encore quelques écoutes et nous commencerons à jouer avec les civilités rectilignes de certaines interviews et les courbes des ambiances et musiques.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Les voyages forment l’écoute

Wednesday, October 12th, 2011

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Au croisement de Pitt Street et de K’Road, Georges, notre ingénieur du son, me tend son casque. La voix puissante de Chris Saines, directeur de la Auckland Art Gallery, couvre les bruits des voitures de la rue dans laquelle nous l’avons interviewé quelques heures plus tôt. Et cette certitude : la mondialisation ne gagnera pas la bataille des sons.

En arrière plan, il y a certes le bruit des moteurs, pots d’échappements et portières, comme en toute artère urbaine du monde industrialisé. Mais point de klaxons. En dix jours à Auckland, je n’ai entendu personne utiliser cet instrument mal accordé. Je n’ai pas non plus été dérangé par les sonneries de téléphones portables tant elles sont réglées à leur plus bas niveau, quand elles ne se résument pas à quelques vibrations.

Constat propre « au pays poli », où l’on hausse le ton en journée*, que lorsque son équipe favorite manque un essai sur le terrain de rugby ?

De CDB, quartier central, à Mount Albert, banlieue résidentielle, chaque prise de son reflète le caractère unique de la rumeur urbaine captée. Celle de cette Californie Anglaise est étonnante quand on y prête l’ouïe.

Outre le lointain qu’évoquent les conversations glanées, aux accents des campagnes écossaises ou du Henan, traversez une rue (entre les lignes blanches !) et vous serez projetés dans un jeu vidéo du siècle passé, Pacman ou Space Invader.
Entrez dans un fast-food d’une chaîne implantée dans le monde entier, et vous découvrirez une signature vocale calquée sur celle des karaokés où se pressent les importantes communautés asiatiques de la ville.
Dormez à côté d’une caserne de pompiers et vous maudirez la gamme de tons utilisée par les sirènes des soldats du feu, ni américaine, ni anglaise, ni chinoise.

Le son d’Auckland est unique; nous sommes bien en climat sonore tempéré.

Au 3ème sous-sol d’une barre d’immeubles, près de Myers Park, le bruit existe cependant. Des quatre coins de la Nouvelle-Zélande, The Audio Foundation a convoqué des artistes sonores le temps d’un week-end. Armés de VTT customisés en harpes ou de centimètres de bricolage transformés en cymbales, les membres de « L’Orchestre des Instruments Inventés » a défié la calme Auckland. Virgules que nous distillerons dans le documentaire.

Auckland – Villes Mondes – Audiofoundation par franceculture

* En cette période de coupe du monde et de sortie de l’hiver, où les statistiques de consommation nocturne de bière par les Aucklanders sont perturbées, il se peut que quelques éclats de voix ou musiques très cockney altèrent ces considérations.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Arbitrages

Tuesday, October 11th, 2011

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Dans neuf minutes la période blanche s’achèvera. Toute la journée les rues d’Auckland ont été submergées par une marée verte. Tintements de pintes, provocations, rires et bravades des Irlandais qui jouent contre l’Australie ce soir à Eden Park. À 18h00 tout s’est arrêté. En vingt minutes, le courant a poussé les supporters chanceux vers le stade, les autres vers les supermarchés puis les écrans plasma de leurs salons. Ville blanche.
Le volume sonore baisse de cinq niveaux, on entend de nouveau le bruit des roues trempées sur le goudron. Période de calme, propice à la discussion avec l’équipe de tournage.

Ce documentaire prend le pari d’immerger les auditeurs dans la vie culturelle d’Auckland, de leur faire rencontrer un espace intellectuel, sonore, de les surprendre. Et l’on s’interroge sur ce concept, après avoir réalisé une série d’entretiens et de prises de sons.

Les questions fusent ; pourquoi tel angle, pourquoi telle entrée, pourquoi telle problématique sociale, pourquoi tel artiste ou quartier est mis en lumière plutôt qu’un autre ?

Chaque membre de l’équipe aurait emprunté une porte différente, mais les couloirs auraient mené aux mêmes lieux. Des salons, bars et ateliers où se croisent des artistes officiels, patentés, « mainstream », et des « talents émergents », underground.

Si j’avais été à New York ou San Francisco en 1955 serais-je allé écouter Kerouac, Ginsberg, connus de quelques happy few, ou bien le déjà très célèbre Henry Miller ? Je pense que j’aurais commencé par ces chers poètes beats, qu’eux m’auraient offert le cœur, le danger et l’énergie de leur cité. J’aurais poursuivi avec l’auteur du Tropique du Cancer, pouls régulier, identifié et attendu.

On ne peut inventer la vie culturelle d’Auckland. Certes on nous propose discrètement des listes de créateurs, des événements, des « menus », comme si l’on devait choisir une recette internationale, produire un documentaire bolognaise.

Mais le cœur est en ce moment à K’Road, quartier bohème dont certains murs sont recouverts des graph de Cut Collective. Ses poumons sont autour de la Auckland Art Gallery, des écrits d’Alan Duff.

Il existe des sons, des artistes, des zones de créations isolées, pérennes ou éphémères à côté desquels nous passons sans les remarquer, d’autres que nous laissons de côté, par choix souvent, et du fait des contraintes techniques ou de durée de production.

De cet arbitrage naîtra en partie notre documentaire.

Et si nous devions produire un documentaire sur la vie culturelle et intellectuelle de Paris en cinq jours pour une durée finale de deux heures, quels artistes choisirions-nous ?

La période blanche s’achève, les pubs se remplissent, les minijupes vertes défilent et les verres tintent à nouveau.
Le match nous sauve de devoir répondre à cette question. Go Ireland Go !

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Abnégation radiophonique

Monday, October 10th, 2011

Abnégation de l’ingénieur du son et de la chargée de réalisation.

À peine arrivés à Auckland après deux jours de voyage, Georges Thô et Marie-Ange Garrandeau ont souhaité “écouter” la ville.

Il se trouve que les très pop MurderChord devaient jouer ce soir au Whammy Bar ! , petite salle de concert nichée dans les sous-sols de Saint Kevin’s Arcade.

…. Je n’avais pas prévu qu’il y aurait une première partie plus métal.

“Qu’importe ! me précise Marie-Ange,”Ce documentaire est une immersion”, tandis que Georges se concentre sur les diodes légèrement écarlates de son Nagra.


Villes Mondes – Auckland – Whammy par franceculture

Ps : Chers amis ne vous inquiétez pas, nos tympans vont biens et reçoivent en journée les confidences d’artistes beaucoup plus calmes mais tout autant investis dans leurs créations telle la prolifique Tanja Jade

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Not here for rugby ?

Saturday, October 8th, 2011

no_rugby

Dix rencontres en deux jours, dix haussements de mains ou de sourcils accompagnés d’un « You’re not here for rugby ? ». (Tu n’es pas là pour le rugby ?).
Légers sourires, verres tendus.

Côté arty-snob, rejet de la communication à outrance autour de la Coupe du Monde ou des impôts supplémentaires à venir, pour renflouer l’Etat Néo-Zélandais à qui il resterait 44 000 billets invendus…

Stress-cadet

Dans le petit cercle « underground » de K’Road, on ne se prive pas de critiques envers l’événement, on agit en graf dans les rues et événements relayés via Facebook et Twitter.

Le groupe electro-rap Stress Cadet a ainsi décidé de diffuser gratuitement les mp3 de cinq albums, une chanson par jour, jusqu’à ce que l’on cesse d’entendre parler de rugby.

De manière opportune, la chaîne de télévision Four a elle aussi pris le parti des contestataires, affichant aussi bien dans les rues d’Auckland que sur la page d’accueil de son site Internet « Four, The Home of Not Rugby » (Four, la maison sans rugby).

Certes je ne suis pas venu pour le rugby, mais être entouré d’une trentaine de Néo-Zélandais déguisés en Samouraï et qui chantent « Bodega » des Négresses Vertes lors du match France-Japon, demeure une belle expérience… Dont je vous épargne la prise de son.

Pour écouter le documentaire Auckland Villes Mondes sur le site de France Culture +++

Millevaches, Plateau de Résistances, documentaire sur France Culture

Thursday, August 25th, 2011

millevaches

« Millevaches, Plateau de Résistances»

Un documentaire d’Arnaud Contreras,
réalisation Clotilde Pivin, pour Sur Les Docks,
1ère diffusion sur France Culture le jeudi 1er septembre 2011 à 17h00.

logo_franceculture5Disponible à l’écoute après diffusion sur : http://www.franceculture.com/emission-sur-les-docks.html-1
Présentation:

En novembre 2008, l’affaire dite « de Tarnac » fait apparaître sur tous les écrans un des lieux les plus enclavés de France, le Plateau de Millevaches, aux confins de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne. Quelque que soit le chemin d’accès, les panneaux de signalisations et façades de masures sont ornés de revendications et de rappel d’une longue tradition de résistance.

Comment expliquer que ce désert rural soit devenu en 1 siècle et demi le point de fixation de nombreuses luttes. Qui sont les acteurs de cette vie militante, de ce tissu associatif, ce « réseau » qui se mobilise en très peu de temps dès lors qu’il s’agit d’affirmer la solidarité du Plateau ? Comment les habitants accueillent les nouveaux venus, quels sont leurs critères d’intégration ?

Au cœur d’une nature paisible, de Nedde à Faux La Montagne, ce documentaire témoigne d’une terre bruyante. On ne chuchote pas, on revendique haut et fort. On ne coupe pas les arbres, on les arrache à ce sol pauvre. On écoute seul au matin Georg Friedrich Haendel, et le soir  en famille « Dernières Sommations » et autres groupes punk qui sont prêts à faire la route du Plateau pour y retrouver leur public. On ne chante pas La Marseillaise le 11 novembre , mais Le Déserteur de Boris Vian devant un monument aux morts sur lequel on peut lire « Maudite soit la guerre ».

Avec :

François et Johani Chatou, Léon Mazeaud, Rémy Cholat, Jean-François Ribot, Pierre Coutaud, Jacques Mazeaud, Maryse Célérier, Camille Rizard, Florent Birot.

@OMW2, expérience de Live Tweet documentaire

Sunday, June 19th, 2011

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Une expérience de Live Tweet documentaire par @arnaudcontreras@stevenjambot à découvrir le jeudi 30 juin 2011 à partir de 21h00 sur http://twitter.com/omw2 et sur le sité dédié +++

Article Kerouac dans Télérama

Thursday, May 5th, 2011

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Kerouac, L’Obsession Bretonne, documentaire sur France Culture

Wednesday, April 13th, 2011

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« Kerouac, l’obsession bretonne » Un documentaire d’Arnaud Contreras,
réalisation Vincent Abouchar, pour Sur Les Docks,
1ère diffusion sur France Culture le lundi 25 avril 2011 à 17h00.

logo_francecultureDisponible à l’écoute après diffusion sur : http://www.franceculture.com/emission-sur-les-docks.html-0

Présentation:

Ce documentaire porte un éclairage sur l’obsession bretonne de l’écrivain américain Jack Kerouac, et sur la découverte récente par la Bretagne de l’un de ses fils égarés.

Au travers de toute son œuvre littéraire et dans sa vie privée, le chef de file de la Beat Generation ne cesse de faire référence à la terre de ses aïeux, se présente comme Jean-Louis Lebris de Kerouac, parfois prince, parfois baron, de Bretagne.

En 1965, il se rend à Brest, chez Monsieur Lebris pour y rencontrer un présumé cousin. Élevé dans le mythe familial d’un ancêtre noble et de son trésor spolié, « Ti Jean » ne trouve rien et publie à son retour en Floride Satori à Paris, récit de son errance géographique et identitaire.

Grâce aux travaux de Patricia Dagier et Hervé Quéméner, nous savons maintenant qu’il suivait de mauvaises pistes, que le premier Kerouac, parti aux Amériques pour d’obscures raisons au XVIIIème siècle, se nommait Le Bihan, que leur trésor se résume à quelques champs… à Kervoac (« prononcez Kerouac »).

Pour les organisateurs et invités du festival organisé en son honneur à Lanmeur, petit village finistérien, comme pour Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du  groupe Marquis de Sade, ce qui importe c’est de transmettre le message de Jack : « Dépasser ses limites », trait de caractère qui leur paraît tout naturellement… breton.

Avec :

Pierre Lebris, ancien libraire qui a reçu Jack Kerouac à Brest en 1965.
Patricia Dagier, généalogiste, auteur de Kerouac, Breton d’Amérique, Ed du Télégramme.
Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du groupe Marquis de Sade.
Jon Nix, du Beat Museum de San Francisco.
Valérie Derrien-Remeur, organisatrice du Festival Jack Kerouac de Lanmeur.
Louis Bertholom, poète.

SAHARA BLUES documentaire sur France Culture/Sur les Docks

Thursday, September 23rd, 2010

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Diffusion le lundi 4 octobre 2010, à 17h00, sur France Culture / Sur les Docks de

SAHARA BLUES

Un documentaire d’Arnaud Contreras
Réalisation Vincent Abouchar

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à écouter sur les ondes et disponible sur le site de France Culture en cliquant là +++

Présentation:

Les événements au Sahara au travers des témoignages de passionnés du Sahara et amis des touaregs. Un regard calme sur une situation d’urgence.

Les « sahariens » ont le blues. Toute une communauté de français liée aux peuples du grand désert par l’amitié, l’amour, l’histoire familiale ou l’industrie touristique subit de plein fouet la dégradation des conditions sécuritaires au Sahara, du terrorisme d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI),  ne peut pas y séjourner.

Chacun confie son lien personnel avec le Sahara, tente d’expliquer la situation actuelle au travers de sa propre expérience, de l’histoire des relations fortes entre la France et les peuples Sahariens.
Ils se retrouvent lors de festival tel Afrikabidon, en Ardèche, de concerts des rockers du désert pour échanger des nouvelles, parler de géopolitique, défendre leurs amis touaregs contre les jugements rapides.

Le blues. La déprime de ne pas maîtriser ce qui se dit sur la zone, la méfiance vis-à-vis des acteurs politiques et énergétiques qu’ils soupçonnent de laisser la zone à l’abandon pour faire des affaires discrètement.

Le blues de pas avoir d’écoute de la part des autorités françaises, de ne pas pouvoir leur donner des clefs pour  maintenir un lien avec cette zone tampon où l’islamisme radical n’avait jamais réussi à pénétrer.

Le blues de ne plus pouvoir vivre leur passion, leur amour, qu’à distance.

Et quand même des projets… L’an prochain un festival à Agadez ?

Avec

Nicolas Loizillon, pdt de l’association La Compagnie des Déserts
Jean-Luc Gantheil, co-fondateur de Croq’Nature et Amitié Franco-Touareg
Jean-Marc Durou, Photographe et historien du Sahara
Maurice Freund, pdt de Point Afrique
Moussa Bilalan ag Ganta, musicien nigérien et Pdt de l’association Emiskini
Catherine Legras, manager du groupe Nabil Othmani

Lien direct du documentaire Sahara Blues, sur le site de France Culture +++

Pour aller plus loin

Sites Internet

Temoust.org
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Lattès 2002

Mythes et réalités d’un désert convoité, le Sahara
Par Jean Bison
L’Harmattan, 2003

Poorism, suite canadienne

Sunday, April 4th, 2010

township-south-africa

À la suite de la publication du précédent billet sur ce film qui ne sera pas tourné tout de suite (cf par ici +++) j’ai reçu plein de mots sympathiques. Un grand merci.

canoe

Lecteur assidu des blogs (Taxi-brousse), tweets (@mariejugag), et chroniques de Marie-Julie Gagnon, je me suis permis de lui envoyer un petit signal sur le poorism. Heureuse surprise de sa réponse chaleureuse et de lire quelques jours plus tard dans les colonnes du mag canadien Canoë, son très bon article Le «poorism», voyeurisme ou sensibilisation ? à lire par là +++

En rigolant, un ami m’a dit que si le film avait été produit et diffusé dans le “tuyau” des programmes télévisés, il n’aurait sans doute jamais eut l’honneur de la presse canadienne… et française ?


POORISM (Poverty Tourism). Vie et sommeil d’un film documentaire

Tuesday, January 5th, 2010

femme-township

Une productrice avec laquelle je travaille vient de m’apprendre que France 5 refusait notre proposition de film documentaire Township Tour. L’ambition de ce projet était de parler d’un type de tourisme que les chercheurs en sciences sociales nomment le Poverty Tourism ou “Poorism”.

J’ai découvert ce phénomène en 2004, lors d’un tournage dans le township de Khayelitsha, proche du Cap, en Afrique du Sud. En fin de journée, une femme formidable, membre de l’association de femmes séropositives Monkey biz, m’a demandé de la suivre. Après quelques minutes de marche, nous sommes retrouvés sur un promontoire dominant tout le township.

Avec fierté, elle m’a présenté la réalisation de sa communauté: ” tu vois, certains touristes qui ont peur d’entrer dans les townships peuvent ainsi les voir de loin, de haut; on fait payer l’accès à notre plateforme et cela génère des revenus pour les ONG”.

Je découvrais que des touristes rémunéraient des agences pour photographier des pauvres.

J’avais entendu parler des ces dingues qui circulaient en minibus dans le Tiers monde pour découvrir des lieux de sinistres naturels ou économiques. J’étais révolté par cela. Mais là, face au sourire épanoui de cette femme, fière de son entreprise, j’étais décontenancé.

Depuis, je me disais que viendrait l’occasion de parler de cela, que ce soit en photo, en film ou en radio. Malheureusement, pour parler d’un tel sujet, il faut toujours une actu…
L’annonce de la coupe du Monde de football, qui se déroulera à l’été 2010 en Afrique du Sud, l’écoute d’une société de production “très bien installée” dans le paysage médiatique parisien, ont été autant d’éléments qui s’annonçaient favorables à ce partage. Cette société a réellement travaillé sur ce film, a respecté le traitement documentaire que j’ai proposé, un regard calme et qui conduit le spectateur à se poser des questions sur le Poorism, l’antithèse d’un envoyé spécial ou d’un sujet pour M6 qui impose ses réponses. L’enquête en ligne a été fructueuse. La rédaction du synopsis en collaboration avec la productrice a confirmé que nous étions face à un phénomène mondialisé. Pour la première fois de ma vie, j’ai adopté dans un dossier le ton rédactionnel “classique et sympa” qui serait celui que les chaînes hertziennes attendent, éloigné de mon écriture.

Il aurait été facile de prendre un angle à la Michael Moore, de dénoncer cette “affreuse industrie et ces méchants voyeurs”. Mais j’aurais trahi le sourire de cette femme, sa satisfaction de pouvoir présenter sa communauté, son village, à des gens qui en ignorent d’habitude l’existence. Je n’aurais présenté qu’un point de vue des habitants du township, de ceux qui sont contre le “poorism”. Ils existent, mais d’autres ont une vision différente.

Seules des chaînes étrangères et francophones ont accepté le dossier du film, mais cela ne suffit pas à obtenir le budget nécessaire pour s’offrir du “temps honnête”, de réalisation d’un film, de son montage, la “rémunération normale” de tous les techniciens.

Il faut être honnête. Nous avons présenté le dossier trop tard par rapport à l’actu Coupe du Monde. Mais, ce n’est absolument pas la réponse que nous avons reçu ! Le refus des grandes chaînes a été motivé par des arguments qui peuvent s’appliquer à n’importe quel film, lettres-type photocopiées avec changement de destinataire. Seule une chaîne hertzienne a indiqué que les films qu’elle produirait cette année sur l’Afrique du Sud, le seraient uniquement au travers d’un prisme sportif.

L’écriture et la production de films documentaires se solde très souvent par des échecs. En allant vers une société de production “très bien installée”, je pensais augmenter mes chances de voir un projet prendre vie. Mais je découvre qu’ils comptent eux aussi de nombreux échecs, beaucoup, sauf sur les sujets “people”. L’énorme différence par rapport aux petites structures de productions telles À 360 Productions ou Alternatives Nomades, c’est que nous, indépendants, ne nous arrêtons pas à des lettres types des chaînes de télévision, des institutions et aux budgets serrés. Sinon, je n’aurais jamais produit Ithemba, Manif de Droite, White Riot, Notes Géorgiennes, Sahara Fragile et tant d’autres projets et expositions. Sinon, mon ami Xavier de Lauzanne n’aurait jamais réalisé son film actuellement en salle, d’Une Seule Voix. Sinon, Dennis Hopper n’aurait jamais réalisé Easy Rider.

Pour tenter de réaliser ce film je me suis engagé dans la filière “classique”. Ce projet s’arrêtera donc pour l’instant de manière “classique”.

Enfin pas tout à fait.

Je reste fidèle aux “Pourquoi Pas?” du commandant Charcot.

Plutôt que d’atterrir dans une cave, je préfère que ce dossier sur lequel nous avons bien travaillé soit diffusé en ligne, ci-dessous et ait ainsi une autre vie, d’autres vies peut-être, que vous découvriez le POORISM,

et le sourire de cette femme.

township-barb

Township Tour

Par Arnaud Contreras

À l’occasion de la coupe du monde de football qui aura lieu en Afrique du Sud à l’été 2010, les offices du tourisme mettent en avant de nouveaux types d’activités, notamment, les township tours.

Des touristes, venus en autocars, peuvent traverser les bidonvilles, les admirer du haut d’une plate-forme panoramique, acheter des souvenirs dans des boutiques spécialisées et, éventuellement, rencontrer de vrais habitants des bidonvilles. Le tout sans prendre de risques et en quelques heures.

Ce film propose de présenter et de questionner cette nouvelle forme de tourisme dans les bidonvilles hérités de l’Apartheid.

Est-ce une forme de voyeurisme de la part des voyageurs ? Souhaitent-ils découvrir le vrai visage d’un pays ? Que voient-ils vraiment ? Qu’en est-il de la redistribution des revenus auprès des populations locales ? Qu’en pensent ces dernières ? Quelles sont les initiatives locales qui traduisent le dynamisme des bidonvilles ? Est-ce un modèle économique viable pour les zones les plus démunies ?

Par un angle original, ce documentaire pousse la porte des zones réputées les plus dangereuses et les plus inaccessibles aux étrangers d’Afrique du Sud, et montre un autre visage du pays qui accueillera le Mondial l’an prochain.

L’histoire

Embarquement immédiat pour un tour à destination de Khayelitsha ! Le départ est fixé au centre de Cape Town. La visite peut durer, au choix, trois heures ou deux jours. Avec, selon la formule choisie, une simple visite de Lookout Hill, la terrasse aménagée pour “une vue spectaculaire sur le deuxième plus grand bidonville d’Afrique du Sud”, suivie de la rencontre de quelques authentiques habitants des bidonvilles.

Les touristes ayant opté pour la version longue pourront en sus visiter le marché d’artisanat de Khayelitsha Township où ils pourront acheter des poteries, du linge de maison, de la vannerie et des tableaux, tous bien sûr fabriqués à la main par les membres de la communauté. Ils pourront ensuite dîner au restaurant Gugu l’Africain, qui leur servira des spécialités xhosa (près de 90% des habitants du bidonville appartiennent à l’ethnie Xhosa), puis dormir dans un véritable cabanon de bidonville –les dépliants vantent Vicky’s V&B, “definitely the place to be for a night over in the township“.

À Cape Town, de nombreuses petites agences se sont créées pour faire découvrir les townships à des visiteurs désireux de connaître le « vrai visage » du pays. Ces entreprises sont non seulement soutenues, mais encouragées par les instances officielles, qui assument le passé d’Apartheid de leur pays. Cape Town Magazine présente ainsi avec un ton décomplexé et enthousiaste la ville de Khayelitsha : “This is the area where many coloured and black townships were created during South Africa’s Apartheid era (…). One of the must do’s in Cape Town is to do a good township tour of Cape Town’s townships”.

Ce phénomène des Township Tours fait partie d’un type d’activité plus large que les chercheurs en sciences sociales nomment Poverty Tourism, ou « Poorism». Des voyageurs consacrent ainsi une partie de leurs vacances à observer des populations en situation de précarité ou de pauvreté extrême. Outre en Afrique du Sud, les « Poorism Travel Tours » sont très populaires en Inde, en Ethiopie, au Brésil et plus récemment dans des lieux dévastés par des désastres naturels, ouragans et tsunamis.

Le film

La présentation de cette activité, et, à travers elle, d’un pays en mutation, reposera sur trois angles de vue qui correspondent aux trois acteurs du Townships Tourism : les habitants des bidonvilles ; les organisateurs des tours et les instances de tourisme ; les touristes. Le passage d’un point de vue à l’autre donnera un rythme au film, permettra de s’attacher à des personnages et de brosser un tableau d’ensemble vivant et pertinent.

Les habitants des townships sont très partagés sur l’afflux de ces nouveaux venus –et sur l’accueil qu’il convient de leur apporter. Certains, comme Mathefelo, y voient un moyen de sensibiliser le monde à leurs conditions d’existence. Avec fierté, elle accompagne les voyageurs sur Lookout Hill, un point culminant qui offre une vue d’ensemble sur les bidonvilles de Cape Town. Puis elle leur fait découvrir de petits musées, les accompagne dans les écoles et maisons communautaires. Elle peut ainsi montrer un autre visage des bidonvilles : à l’image de la violence et de la pauvreté se superpose celle d’un lieu où la débrouillardise, la créativité et l’énergie laissent entrevoir un grand espoir.

Vuyo Marubelela est allé plus loin dans sa démarche et a décidé d’ouvrir une auberge de jeunesse au cœur de son quartier. Le Vuyo Jazz Café est même devenu un centre culturel où se produisent de nombreux musiciens issus des townships. Pendant sa jeunesse, ce père de famille costaud s’était battu contre les pass law, ces lois parquant les noirs sud-africains dans les townships ou dans les zones reculées et attribuées aux populations sur des critères ethniques. Ouvrir aujourd’hui ces ghettos sur l’extérieur relève donc pour lui d’une suite logique, et même nécessaire, à la fin de l’Apartheid : “Vous savez, le tourisme c’est nouveau pour nous. Ici, il y a peu, les seuls Blancs qui venaient, c’était la police !’

En vue de l’afflux de visiteurs étrangers pour la coupe du monde 2010, le bidonville de Khayelitsha s’organise pour ouvrir des B&B. L’obtention d’un label d’agrément est basée sur des critères de confort et de sécurité –prochainement, ces offres devraient être disponibles à la réservation sur Internet. Et le ministère du tourisme a ouvert des cours gratuits pour les créateurs de microprojets dans les townships.

A six mois de la coupe du monde, certains habitants de Khayelitsha commencent donc à tenter de transformer un inconvénient majeur –le fait d’être né dans un bidonville, d’y habiter sans grand espoir d’en sortir- en un axe de développement. Le documentaire suivra ces personnages exemplaires qui ont su tirer parti de leur situation. En immersion dans le monde des townships aux côtés de ceux qui ont décidé de faire bouger les choses –ou simplement d’améliorer leur existence-, il montrera donc un aspect vivant et dynamique des bidonvilles. Pour cela, le film s’appuiera sur des personnages forts, charismatiques et porteurs d’espoir.

Il conviendra aussi de donner la parole, dans les communautés, à ceux qui sont hostiles au développement de cette forme de tourisme. Certains en effet supportent mal l’afflux des touristes. D’autres ont tout simplement décidé d’en tirer un parti très direct, en rackettant les groupes de touristes ou les tour-operators qui ne sont pas issus du bidonville.

Cette activité touristique est essentiellement destinée aux étrangers : 15% des 1,5 millions de touristes venus en Afrique du Sud passeraient ainsi quelques moments dans les quartiers périphériques des grandes villes. Plus de 200 000 visiteurs, mus par une certaine volonté d’aller vers l’autre, cela représente un marché important, qui va en croissant. Simon Kumanya, qui tient un petit stand d’artisanat dans une ruelle de Khayelitsha, rappelle que grâce aux Township Tours, il peut produire et vendre des souvenirs ; ce commerce emploie en définitive une vingtaine d’artisans locaux.

Cependant, les cas de Mathefelo, de Simon et de Vuyo, habitants des bidonvilles qui ont pris en main cette activité pourtant lucrative, demeurent isolés. 90 % des agences qui organisent ces visites sont étrangères aux quartiers. De fait, la visite des townships ressemble dangereusement à un safari-photos… En résultent un faible retour des revenus générés vers les populations et des tensions croissantes entre les organisateurs et les habitants.

Des études de ce nouveau type de tourisme ont été menées. L’une d’elle, émanant Centre for Community Change aux Etats Unis, questionne les 35 euros demandés en moyenne au touriste pour une visite de deux heures, alors que près de la moitié de la population mondiale –et la quasi totalité des habitants de Khayelitsha- vit avec moins de deux euros par jour… Vue sous cette perspective, l’activité ressemble bien à de l’exploitation pure et simple.

A travers des rencontres avec des organisateurs de Township Tours, mais aussi les responsables du tourisme à l’échelle nationale, notre film expliquera les rouages d’un circuit économique nouveau. Il tentera aussi de comprendre, avec un regard critique, pourquoi les initiatives locales demeurent marginales, si bien que les grandes agences extérieures ont réussi à mettre la main sur ce territoire pourtant apparemment difficile d’accès.

Et les touristes dans tout ça ? Leur motivation, dans l’ensemble, paraît plutôt ingénue : « Moi j’ai envie de savoir comment fonctionne un bidonville, rencontrer des habitants, voilà! », explique une voyageuse sur un forum, en réponse à des attaques un peu sarcastiques d’autres internautes (« c’est un peu curieux non ? » ; un autre s’insurge carrément : « c’est vraiment nul de visiter des bidonvilles comme touristes ! Pourquoi tu ne participes pas a aider l’ONG pour aider, au lieu d’humilier des personnes comme des animaux en cages ? »).

Les touristes eux-mêmes ne sont pas toujours très à l’aise avec cette forme d’activité. Beaucoup questionnent le sens de leur démarche : voyeurisme de la pauvreté, ou désir de comprendre comment fonctionne cet autre monde ? Même si cette activité suscite un grand engouement, les touristes qui la pratiquent doivent donc se forger des arguments de défense : « En ce qui me concerne il ne s’agit pas d’y aller en tant que voyeur. 
La plupart des gens aujourd’hui sont capables de parler de tout sans ne jamais avoir été confrontés à ce dont ils parlent. 
Ce n’est pas ma conception des choses, je suis curieux et j’ai envie d’aller voir par moi-même. 
Je vais y aller avec mes 2 enfants pour qu’ils se fassent également leur opinion, subjective bien sûr, mais basée sur une vraie expérience. » Un autre : « Une chose est sûre, je ne me sentirai pas comme dans un zoo, je ne suis pas un être supérieur. Je veux voir et comprendre. »

Le principe n’est-il pas indécent ? “Bien sûr. Mais mon but est de faire que les touristes et les pauvres puissent se rencontrer et dialoguer”, se défend un guide. D’ailleurs, selon Shelley Ruth Butler, anthropologue qui étudie les township tours, les guides offrent un discours qui vise à les rassurer, les mettre à l’aise. Ils n’hésitent pas à valoriser les touristes en leur disant qu’ils sont des témoins concernés et parfois même, des « sauveurs ».

Après la visite, les avis sont partagés : certains touristes ont le sentiment d’avoir senti et compris la vie des townships : « Ça m’a ouvert les yeux : avant je paranoïais en pensant à ce que j’avais lu dans les médias chez moi », affirme une touriste autrichienne à son retour d’une journée de visite de bidonville. Au cours de la visite, le guide lui avait expliqué l’histoire des townships, la perception que leurs habitants avaient d’eux-mêmes et du reste du monde ; il lui avait montré les changements des dix dernières années. « D’un côté, c’était déprimant, mais d’un autre côté incroyablement réjouissant de voir ces gens pleins d’espoir, et prêts à s’impliquer pour améliorer les choses dans leur pays ».

D’autres visiteurs se plaignent du décalage entre les brochures disponibles à l’office du tourisme de Cape Town et la réalité de ce qu’on leur propose. Ils se plaignent du peu d’interaction avec les habitants, les communautés.

De fait, sur 1000 touristes qui visitent chaque jour Soweto, seulement 15 vont visiter les 5600 shebeens, les maisons communautaires, réels poumons sociaux des townships. Le township tourism ne toucherait pas les vrais lieux importants des bidonvilles. Tandis que les touristes se pressent à Johannesburg pour apercevoir la maison où Nelson Mandela est né, celle de Winnie Mandela ou de Desmond Tutu, ou des monuments commémorant la lutte contre l’apartheid, ils passent peut-être à côté de la vie réelle des bidonvilles.

Le point de vue du touriste, c’est le vrai fil directeur de ce documentaire. En pointillés à travers tout le film, la visite de Khayelitsha avec un groupe, en simple touriste, en caméra subjective, tellement évidente qu’elle devient invisible. C’est cette posture qui permet d’observer les interactions avec les deux autres grands acteurs de cette histoire : les habitants des bidonvilles et les spécialistes du tourisme.

Par la suite, le point de vue du touriste sera étayé par des rencontres avec des voyageurs qui ont choisi de participer, ou de ne pas participer, aux Township tours. Un sociologue du tourisme, nourri des images tournées à Khayelitsha, viendra apporter un éclairage scientifique sur cette pratique nouvelle et en dévoiler les fils invisibles.

Traitement

Le phénomène des Townships Tours concernerait 200 000 touristes par an en Afrique du Sud. Il ne s’agit pas d’une activité marginale tant dans sa forme que dans son économie.

Afin de rendre lisible la réalité de ce phénomène, nous nous embarquerons aux côtés des touristes, dans les mini-bus qui parcourent les townships du Cap. La caméra légère n’est pas cachée. Au contraire, elle est encouragée pour « témoigner », selon les propres mots des guides. Se mettre à la place des touristes, c’est aussi les écouter. Ce film ne souhaite pas stigmatiser les uns ou les autres, mais montrer, interroger les limites de ces nouveaux exotismes.

Ayant déjà réalisé deux films dans les townships d’Afrique du Sud et du Swaziland, le réalisateur connaît bien les populations locales et leur rapport à l’image. Une caméra, c’est une fenêtre de liberté d’expression pour de nombreux Xhosas.

Sous une forme de réalisation plus classique, nous irons également à la rencontre de tous les protagonistes de cette activité : guides, agents de voyages, instances officielles, locaux « réceptifs », chercheurs. Et puisqu’il s’agit bien de voyage dont on parle, nous partirons avec eux vers les townships.

Note d’intention

Le film s’attachera à faire découvrir cette nouvelle activité, le « Poverty Tourism », qui s’est développé depuis quelques années au point d’avoir à présent sa page sur Wikipedia.

La difficulté principale tient à la volonté de ne pas céder à la tentation de la dénonciation univoque d’une pratique qui, à première vue, dérange. Il serait facile de démonter la confrontation entre des touristes aisés et les plus pauvres des pays les plus pauvres. De stigmatiser le dégoût de certains touristes devant le dénuement de ceux qu’ils sont venus photographier, observer, côtoyer… mais pas de trop près.

Tel n’est pas notre choix cependant. Nous proposons au contraire de mener ce film en ayant conscience des questions qu’il pose ; de progresser dans notre découverte des townships en ayant en tête les préjugés. Pourquoi est-on choqué ? Pour cela, l’attitude du réalisateur sera celle de la candeur, lorsqu’il se fait passer pour un touriste tout comme lorsqu’il interroge naïvement les responsables d’agences de tourisme.

Chaque question induira son contrepoint. Les initiatives locales sont admirables ; mais pourquoi sont-elles si peu nombreuses ? Est-ce la faute aux grosses agences qui occupent le terrain ? Ou aux habitants des townships qui devraient se prendre en main ? La réflexion à mener est subtile. Le premier but du film est de faire découvrir une tendance et d’apporter des éléments d’information sur cette tendance; il ne s’agit pas, à la fin, de porter un jugement définitif sur le poorism.

Un deuxième objectif est de proposer une vision différente du pays qui accueille le Mondial ; mais aussi de montrer la vie dans les bidonvilles sous un angle inhabituel. La force du propos viendra particulièrement de l’énergie de personnages qui ont décidé de prendre leur vie et leur environnement en main pour les changer.

Du vert dans les oreilles

Monday, June 15th, 2009

Alexis Lis et Goulven Maréchal, respectivement assistant son et ingénieur agronome, vous invitent à fermer les yeux et écouter le monde agricole.

Ils réalisent en ce moment le projet Du vert dans les oreilles, un tour de France à la rencontre d’acteurs de l’agriculture durable. A chaque escale, un portrait radiophonique, une immersion dans l’univers sonore des fermes.

Par là+++

La Mort de la gazelle

Wednesday, March 4th, 2009

Cinéma du Réel, Festival international de films documentaires, présentera le film La Mort de la gazelle, de Jérémie Reichenbach, les 12, 13 et 14 mars 2009. (Horaires sur le site du festival +++)

Résumé:
Depuis la fin des années 1980, une guérilla sporadique ensanglante le nord du Niger. En février 2007, un groupe d’hommes armés se réclamant du Mouvement des Nigériens pour la Justice attaque une garnison militaire. Un an plus tard, ils sont des centaines à rejoindre les rangs du MNJ dans les montagnes de l’Aïr.

Giorgia Fiorio

Tuesday, January 20th, 2009

Retrouvé en triant mes marques-pages de 2008 le site de la photographe Giorgia Fiorio.
Je vous laisse découvrir son travail +++

Voyage au bout du charbon

Friday, January 9th, 2009

Voyage au bout du charbon, un documentaire intéractif réalisé par Samuel Bollendorff (membre du collectif Oeil Public) et Abel Ségrétin (correspondant de RFI et de Libération à Pékin).

Vous êtes le protagoniste du reportage : trouvez votre chemin dans cet environnement hostile, dialoguez avec des personnages afin de construire votre propre enquête.
Glissez-vous dans la peau d’un grand reporter !

Vous voici dans le Shanxi, connu localement comme «l’océan de charbon». Cette province du Nord de la Chine se distingue par de sombres records. Ceux de la production astronomique de charbon, de la ville la plus polluée du monde, ou encore du plus grand nombre d’accidents mortels chez les mineurs.

Ils sont plus d’un demi-million à creuser entre 10 à 16 heures quotidiennement au fond de ces galeries dangereuses. Venus des quatre coins du pays à la recherche d’un travail, ils ne savent plus comment rentrer chez eux. Encore faut il qu’ils y survivent et parviennent à se faire payer par des patrons souvent véreux, en fuite au premier accident.

Des grandes mines d’Etat aux petites mines privées et illégales, à travers les routes de campagnes et les villes modernes, vous découvrirez l’envers du décor de la croissance chinoise.

Découvrir Voyage au bout du charbon +++

Hombres

Wednesday, November 19th, 2008

Jérémie Wach-Chastel prépare le projet Hombres, huit mois en Amérique Latine à la rencontre des classes laborieuses.

Le but de son parcours est de mieux comprendre les conditions de vie dans les milieux populaires, et plus particulièrement les conditions de travail et d’éducation ainsi que la manière dont les peuples s’organisent pour répondre aux problèmes sociaux et économiques auxquels ils sont confrontés.

Pourquoi ? Pour que ces populations cessent d’être étrangères à nos yeux, pour ne pas rester indifférent à leurs détresses, pour renforcer la solidarité entre les peuples, pour se donner l’énergie de construire ensemble un avenir pour tous, pour des échanges commerciaux équitables, pour l’éducation de nos enfants, pour que l’homme soit et reste au centre de nos préoccupations (économiques, politiques, etc….).

Le site du projet Hombres +++

Democratic Vistas par Ben Edwards

Saturday, October 25th, 2008

L’excellent magazine Foto8 met à l’honneur le photographe Ben Edwards et présente sa série Democratic Vistas.

De 1990 à 1992, Ben Edwards a silloné les Etats-Unis, pour essayer de comprendre et de déconstruire sa propre vision de l’Amérique. En résulte un travail documentaire réalisé lors de parades, de meetings et autres grands rassemblements pacifistes et démocratiques.

La suite par là +++

photo: © ben edwards