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Sahara, Rien ne va plus ? sur France Culture

Monday, January 16th, 2012

baroud

“Baroud (poudre à canon)”

Deux numéros de l’émission Tout Un Monde sur France Culture, mardi 17 et mardi 24 janvier 2012, de 15 à 16h, pour évoquer la situation actuelle au Sahara, classé “zone rouge” selon les différents ministères des affaires étrangères occidentaux.

- La première émission, mardi 17 janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’hier, ses réseaux et solidarités traditionnels, comment s’est constituée et en quoi consiste « la » société saharienne. Porter un éclairage sur les différentes populations qui y vivent, quels types de relations entretiennent-elles, entres elles. Aires culturelles, aires linguistiques, économies, et migrations intra-africaines.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé : Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Ibatan El Moktar, association Taflist ( “La Confiance”), et Julien Brachet, géographe, chercheur à l’IRD, auteur de “Migrations transsahariennes – Vers un désert cosmopolite et morcelé » (éditions du Croquant, 2009).

- La seconde émission, mardi 24  janvier 2012 à 15h, sera consacrée au Sahara d’aujourd’hui, aux facteurs qui mènent à l’insécurité pour les populations sahariennes et leur isolement du reste du monde. Nous évoquerons les conséquences de la guerre en Libye, les organisations politiques exogènes aux visées politico-théologiques (Al Qaïda au Maghreb Islamique), les réseaux d’acheminement de migrants clandestins et de produits illicites (cannabis, cocaïne) découpant cet espace en « territoires » soumis aux contrôles de groupes ethniques, les richesses minières importantes (pétrole, uranium, or, fer, etc.) générant des compétitions entre les multinationales occidentales et les grandes sociétés nationales.

Invité studio au micro de Marie-Hélène Fraïssé :
- Pierre Boilley, directeur du Centre d’Etude des Mondes Africains, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne contemporaine.
- André Bourgeot, directeur de recherches EHESS, anthropologie politique du nomadisme, organisateur du colloque “Sahara de tous les enjeux”.

Reportages réalisés par Arnaud Contreras avec Alain Antil, chercheur à l’IFRI, spécialiste des trafics de stupéfiants en Afrique de l’Ouest, Abdou Afane et Laurent Gagnol, chercheurs à l’Université de Grenoble, spécialistes des pressions que les nomades subissent du fait de l’exploitation de mines sur leurs territoires de pâturage et de vie.

Les deux émissions seront disponibles en podcast et écoute sur le site de France Culture à cette adresse +++

Lettre aux otages sahariens

Friday, November 25th, 2011

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Tombouctou. Mali. Mosquée Djingareyber. 2007


Mes pensées premières aux familles qui quittent depuis quelques mois Kidal, Gao, la région, pour se réfugier à Bamako ou en brousse, sans que personne n’en parle.

Mes pensées premières pour ces familles qui n’osent plus parler librement au téléphone depuis des mois, persuadées qu’elles sont écoutées, envahies par la peur qui provient de tous côtés.

Mes pensées premières aux jeunes qui se font arrêter sur les pistes par des barbus, parce qu’ils fument des cigarettes et écoutent du rock ishumar.

Mes pensées premières pour des jeunes femmes touarègues, qui pour certaines, ne peuvent plus serrer la main de leurs cousins, se promener sur les marchés sans être accompagnées par un homme.

Mes pensées premières pour les réfugiés de Libye, qui ont tout laissé dans leur ancienne patrie depuis deux générations, qui ne sont pas “mercenaires”, mais soldats, artisans, commerçants, mes pensées premières à ceux qui les ont généreusement accueillis, sans aide humanitaire occidentale, sans contrepartie, désignés ici comme “ennemis”.

Mes pensées premières pour ces jeunes qui s’agitent sur Facebook, les forums, blogs, nous offrent à voir pour la première fois ô combien le sable parle, les peuples du Sahara ne sont pas un.

Mes pensées premières pour ces âmes perdues, otages de commerces à court terme, au Niger, Mali, Mauritanie, Algérie, par eux, contre eux et les leurs.

Mes pensées premières pour les “fous du Sahara”, occidentaux parfois naïfs, mais tous de bonne volonté, qui défendent, aiment vivre le lien qu’ils ont créé avec des personnes croisés au désert. Sonnés.

Mes pensées premières pour les otages occidentaux, leurs familles, ceux qui cherchent réellement à les faire libérer.

Mes pensées premières pour tous les amis qui m’ont accueilli au Sahara, aujourd’hui otages.

Mes pensées premières pour les musiciens, porte drapeaux des cultures Tamasheq, Songhai, Maure, Peul;
nous ne comprenons toujours pas vos paroles,
mais puisse votre musique accompagner,
maintenant,
un éveil tant annoncé.

Un jour je repasserai vos portes,
vos passes,
nous allumerons un feu,
brancherons les guitares,
et vous me raconterez comment vous avez gagné la guerre contre vos divisions,
et contre ces fous qui ont voulu taire à jamais votre culture et votre mot préféré:
Liberté

Arnaud Contreras

Tiken Jah Fakoly

Saturday, February 5th, 2011

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Tiken Jah Fakoly à Saint-Brieuc, lors d’un concert le 25/01/2011, dont les bénéfices seront redistribués au Festival d’Agadez.
C’est carré, musiciens excellents et discours qui fait forcément mouche auprès d’un public “Mo-ti-vé”. 2000 bretons qui hurlent “L’Afrique en a marre”.

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La première partie était assuré par Mohamed Bilalan Ag Ganta , originaire d’Arlit (Niger) et son groupe Hamawassa.

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Voiles Sahariens et considérations sur les événements au Sahara

Monday, January 10th, 2011

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Laissons en paix les familles des otages assassinés au Niger. Quelle honte ces caméras, ces micros, ces appareils photos qui viennent mendier des larmes… Pour quelle information ?

Oui cela entretient la peur de l’autre.

Mais ne soyons pas non plus naïfs, aveuglés par nos convictions, amitiés et souvenirs de beaux moments. Est-ce que nos amis au Sahara et au Sahel nous disent qu’ils peuvent assurer notre sécurité en ce moment ?

Nous n’en savons rien. Ils ne communiquent pas, hormis les organisateurs de la fête du chameau à Tessalit, au Nord Mali, qui indiquent sur leur site que notre présence est interdite.

Par ouï-dire, on sait que l’on peut aller pour l’instant et sans grand risque à Djanet, peut-être à Tamanrasset, en Algérie, peut-être dans d’autres poches en Mauritanie et ailleurs au Sahara.

Je ne suis pas journaliste mais documentariste, donc subjectif, souhaitant mettre en lumière un point de vue sur un phénomène, une situation. Je travaille en transparence sur des sujets culturels, pas politiques.

Mais lorsque je parle avec des journalistes qui veulent travailler sur la zone saharienne, d’un point de vue politique, sécuritaire, géopolitique, je m’aperçois qu’ils sont confrontés aux mêmes difficultés que moi. Que l’on travaille sur la préservation d’un savoir-faire, sur la musique contemporaine au Sahara ou sur les flux migratoires, le trafic de drogue, le terrorisme, la prospection d’uranium, on est logé à la même enseigne.
Objectif ou subjectif, on ne peut pas bien travailler au Sahara. La peur ne date pas des récents événements. Elle est entretenue depuis des années par les gouvernements qui nous accréditent ou non lorsque l’on vient tourner, photographier, écrire. Elle est maintenant montée d’un cran et visible à la Une des journaux.

Oui il y a des exagérations et raccourcis de la part des médias sur la situation actuelle.
Oui, il faut construire pour l’avenir, écrire et publier des informations vérifiées sur les zones à risque et celles qui ne le sont pas.

Mais où trouver ces informations ?

Les amis du Sahara, qu’ils soient touristes, chercheurs, humanitaires, agents touristiques, artistes ou journalistes ne sont pas transparents eux non plus.
Ils tentent de calmer les effets de déclarations préjudiciables, je le fais également parfois. On souhaite que nos amis sahariens puissent vivre normalement.

Mais à ce jour, je suis désolé, nous n’avons pas d’informations fiables sur la situation réelle au Sahara.

Malgré nous, nous sommes entrés dans une logique d’action réaction violente.

L’une des solution prônée depuis des années pour que les populations des “zones rouges” ne basculent pas est l’aide au développement au bénéfice direct des populations, sans passer par le “filtre” des gouvernements locaux. Mais cela aussi est taxé de colonialisme, d’interventionnisme, au même titre que les opérations militaires extérieures.

Je lis dans certains textes qu’il ne faut pas penser la situation en tant qu’occidental. Je n’ai pas deux cerveaux et ne peux penser qu’en tant qu’occidental. En revanche j’écoute et lis les quelques amis qui osent s’exprimer de là-bas. Que disent-ils ?

Que leur société est millénaire, qu’elle existait avant la présence occidentale, avait des cultures, des économies, des conflits. Si les différentes communautés sahariennes s’entendent ou se confrontent, ce n’est pas uniquement du fait de nos interventions, même si la course effrénée aux sous-sols et d’autres intérêts géopolitiques accroissent les tensions. Combien de fois ai-je pu observer des comportements d’amitiés, mais aussi des comportements xénophobes, au sein-même de ce qui peut paraître de l’extérieur comme des communautés unifiées.

Alors aujourd’hui sont-ils capables de s’unir contre cette menace qui nous est invisible, qui leur est visible ( « au désert même le sable  parle » seconde phrase touarègue la plus connue après « l’eau c’est la vie »).

L’un des arguments souvent avancé pour « régler » les problèmes contemporains est de confier des armes aux populations locales, en particulier aux ex-combattants des rébellions. Ils connaissent le terrain et seraient à même de débusquer les éléments dangereux. Mais une fois encore les gouvernements centraux  ont trop peur que les armes se retournent contre eux.

Je n’ai pas de solution à proposer, je ne me permettrais pas de parler à la place des sahariens, n’ose pas imaginer ce qui se décide dans les instances officielles africaines, maghrébines et occidentales. Ce dont je suis convaincu, c’est que nous, amis des populations du Sahel et du Sahara, passeurs, sommes plus utiles ici que là-bas, du moins pour cette période troublée.

Utiles en parlant de cultures que nous aimons, à nos proches, à ceux qui lisent nos textes, voient nos films et photos. Sortir de la petite communauté des « amoureux du désert » et trouver des initiatives originales pour rencontrer une audience plus large.

Utiles en évoquant la diversité des cultures sahariennes, un touareg n’est pas un bérabiche.

Utiles en poussant nos amis artistes sahariens, qu’ils soient musiciens, poètes, écrivains, à s’emparer du sujet et enfin parler de la situation actuelle (on attend toujours une chanson ou un texte sur ce qui se passe), comme le font certains jeunes comédiens de Kidal.

Utiles en mutualisant les informations que nous recevons et en les diffusant dans les médias pour contrer les raccourcis.

À nous aussi d’être honnêtes, tous ne sont pas des saints, le risque est réel dans toute une partie du Sahara et une partie du Sahel ; en allant dans certaines zones, nous nous mettons en danger, et mettons en danger nos accompagnateurs, leurs familles.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas aller au Sahara en ce moment. Je dis qu’il faut aller au Sahara en ayant en tête toutes les données, aussi bien celles des chancelleries que celles de nos amis sur le terrain quand ils en partagent.

Les cartes des ministères des affaires étrangères sont grossières, dessinées depuis l’espace ou les capitales occidentales.

Aux populations locales de les affiner, de nous dire quelle zone est sûre, quelle zone ne l’est pas, de lever le voile.

Que l’on ne me réponde pas que leur niveau d’instruction est trop faible ou encore qu’ils sont menacés par leurs gouvernements lorsqu’ils s’expriment. C’est les déconsidérer, mettre en doute leur capacité à maîtriser leur espace, à faire passer des informations, leur liberté tant affirmée.

Pensées pour les familles de ces deux innocents sacrifiés. Pensées pour les septs otages, pensées pour les amis au Sahara, eux aussi pris en otages.

Arnaud Contreras

2 émissions sur la culture touarègue sur France Culture

Tuesday, November 2nd, 2010

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Puisqu’il est important en ce moment de comprendre, d’écouter, de provoquer le dialogue, deux émissions inédites seront consacrées à la culture touarègue actuelle dimanche 7 et 14 novembre 2010 de 15h00 à 16h00, sur France Culture / Tout Un Monde.

logo_franceculture

Les émissions seront disponibles à l’écoute après diffusion à l’adresse :

http://www.franceculture.com/emission-tout-un-monde.html-0

La première émission sera dédiée à la culture touarègue actuelle, la langue Tamasheq, la musique ishumar et le théâtre.

La seconde aux événements et festival qui réunissent la communauté touarègue et ses amis, aussi bien en Afrique qu’en Europe, la représentation des touaregs.

Tout Un Monde / France Culture

Production : Marie-Hélène Fraïssé

Reportages et programmation : Arnaud Contreras

Réalisation : Anne Depelchin

Attaché d’émission : Claude-Armand Decastiaux

Invités en plateau

Jean-Marc Durou, photographe et historien du Sahara

Nadia Belalimat, anthropologue, travaille sur la musique touarègue aujourd’hui et ses enjeux sociaux.

Marta Amico, chercheur en anthropologie et musique, mène une recherche sur le Festival au désert.

Philippe Brix, manager des Terakaft, ex-manager de Tinariwen et auteur du livre « Le Festival au désert ».

Reportages à Tamanrasset avec le soutien de :

Programme Sorosoro : http://www.sorosoro.org
Agence Akar Akar : http://akar-akar.net
SynAir et Aigle Azur : http://www.syn-air.com / http://www.aigle-azur.fr

Reportages à Orval en Belgique grâce aux représentants de la Diaspora Touarègue en Europe

Sahara, le silence des clichés

Wednesday, May 26th, 2010

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Sahara, le silence des clichés

Un à un les liens qui nous relient au Sahara sont coupés.

Aujourd’hui on apprend que les destinations touristiques du sud algérien Tamanrasset et Djanet sont fermées pour des raisons sécuritaires. En réalité cela fait 4 mois que le sud est fermé. Sur place l’économie touristique est ruinée, comme dans toute cette zone de 8 millions de km2. Les sahariens lancent des appels, pour comprendre, avoir des informations et que l’on parle d’eux.

Niger interdit pour cause de “banditisme”. Nord Mali interdit pour cause de “menaces terroristes par AQMI”.etc…
Cela ne suffit pas pour lire la carte contemporaine.

Je suis allé trois fois à Tamanrasset cet hiver. À chaque voyage mon espace de liberté de mouvement s’est réduit jusqu’à ne plus pouvoir sortir de la ville, ou de manière très encadrée. De retour en France, l’espace d’expression sur le Sahara se réduit lui aussi, à part dans le petit cercle des sahariens, de la géopolitique et des fans de musique saharienne, des Tinariwen et autres groupes de « rockers du désert ».

Soyons clairs et précis. Pour de nombreux éditeurs, producteurs et rédacteurs en chef,  “Le Sahara ne vend plus, il n’est plus à la mode, il est dangereux, donc il n’y a plus de touristes qui y vont, donc on ne peut plus leur vendre de livres, de journaux et de films à leur retour de vacances”. On ne peut plus y envoyer non plus des reporters… Pas couverts par les assureurs.Toutes les images de dunes et d’hommes bleus, poncifs publicitaires, sont réalisées au Maroc, loin de la vie saharienne réelle. Hormis quelques documentaires et cartes postales lisses et souvent rediffusés pour la enième fois, que voit-on du Niger, du Mali, de la Mauritanie, de la Libye, du sud algérien dans les médias français depuis trois ans ?

Quoi de neuf au Sahara ? Des bonnes et des mauvaises nouvelles.

Des tonnes de cocaïne circulent depuis quelques mois dans le désert. Les rébellions touaregs ont signé la paix. Une immense base militaire américaine (visible sur google map) a ouvert à Tamanrasset, une autre un peu plus loin. La jeunesse touarègue et peul se drague sur Facebook. Les compagnies chinoises sont partout et installent des bases-vie, véritables petites villes, le long des routes. Le théâtre et la poésie de Kidal prennent de l’ampleur. La prospection d’uranium est ouverte dans le sud algérien. Le rap est inventif au Niger. Le trafic archéologique explose au Mali. La majorité des migrants clandestins ne veulent pas aller en Europe, mais traversent juste une frontière ou deux pour chercher du travail quelques mois puis reviennent dans leurs villages. Les communautés ethniques s’entendent comme jamais auparavant. La pollution des grandes villes devient un problème sanitaire majeur. Le SIDA fait des ravages. Des festivals se créent partout, y compris à Gao et Agadès.  Les carcasses du Paris-Dakar jonchent toujours le désert. La jeunesse s’échange sur ses téléphones mobiles les derniers clips égyptiens.

Autant de sujets de reportages, de films, de livres, autant de facettes d’une population dont on ne parle pas.

Rien. Silence radio.
De temps à autres l’annonce d’un enlèvement sur trois lignes. Puis le silence des clichés.

Et personne ne comprend pourquoi.

Les 29 et 30 mai 2010, Sahara Rocks ! Festival de la culture saharienne actuelle sera l’occasion de parler de tous ces sujets… à d’autres personnes j’espère que les amis du Sahara.

Arnaud Contreras

www.arnaudcontreras.com

Le programme du festival Sahara Rocks est disponible sur : www.sahararocks.com

Tinariwen

Friday, October 2nd, 2009

tinariwen

Tinariwen sort son nouvel album Imidiwan (Compagnon). Du bel ouvrage à découvrir sur leur myspace et en live. Et pour ceux que les guitares sahariennes attirent, je ne saurais que vous recommander l’excellent Tamasheq.net.

Sedryk, l’éditeur de ce site, anime 1 heure d’émission mensuelle sur l’actu des musiques du Sahara, chaque premier dimanche du mois à 18h (heure d’Alger !) sur Radio Dzair Sahara. Rediffusion tous les mercredis à 18h et sur tamasheq.net.

Enfin, pour ceux qui ne l’auraient écoutée, l’Afrique Enchantée sur France Inter, diffusait le dimanche 27 septembre 2009, un carnet de voyage réalisé par Guillaume Thibault et Igor Strauss, à Tessalit ( Nord Mali), chez les Tinariwen. Podcast par là +++

Terakaft

Monday, June 2nd, 2008

Terakaft à Murs Erigné (11/2007)


Ishumar

Wednesday, March 26th, 2008

Rushes du concert du groupe Terakaft, originaire de Kidal, au Mali. Tournés à Murs-Érigné, patrie des Lo’Jo, alors qu’ils assuraient la première partie de Tinariwen.

Café de l’Aventure

Friday, February 29th, 2008

La Guilde Européenne du Raid et La Société des Explorateurs Français vous convient aux Cafés de l’Aventure
mardi 4 mars 2008
à partir de 20 heures au Zango
15 rue du Cygne 75001 Paris
(métro Etienne Marcel)

Cette initiative a pour idée de rassembler de manière conviviale et régulière les acteurs de l’aventure animés par le même esprit de découverte du monde.
C’est donc tous les premiers mardis du mois que nous vous proposons de venir nous retrouver au Zango, pour exposer vos projets ou partager un retour d’expédition, de manière informelle.

Dans le cadre du programme des grandes routes mythiques de la planète, Olivier Archambeau et l’équipe des étudiants du département de géographie de l’université de Paris VIII vous présenteront un premier bilan de leur étude sur les 500 kilomètres parcourus, du détroit de Magellan à la frontière bolivienne via la Route 40.

Régis Belleville
Décembre 1997, nord-ouest de la Mauritanie. Première étape d’un périple qui doit mener Régis Belleville au Mali, pays des orpailleurs traditionnels animistes. Il fait la connaissance de Taha, un nomade avec qui il décide de partir en méharée dans le désert. 800 kilomètres à pied dans des conditions extrêmes, au fil desquels Taha et son fils initient Régis aux techniques de chamelier.
Régis poursuit sa route. Petit à petit, il découvre les différents acteurs du commerce de l’or, et la richesse de la culture ancestrale qui s’y rapporte. Il se lie notamment avec Pedro, trafiquant d’or de Kéniéba, qui lui confie la charge d’une équipe de mineurs…
Régis nous présentera son dernier ouvrage, un récit de voyage passionnant, carnet de route d’une immersion profonde en Afrique : L’or du diable de Régis Belleville, Éd. Presses de la Renaissance, 21 février 2008.
Plus d’infos : http://www.regisbelleville.com

Julie Sibony et Axelle Hutchings
Entre août 2004 et août 2005, Julie et Axelle se sont donné un an pour faire le tour complet de la Méditerranée dans une petite camionnette verte, avec la volonté d’être à l’écoute de ce qui rapproche plutôt que de ce qui divise : rechercher les composantes d’une identité commune à tous les pays du Bassin. Tout au long du chemin, elles ont troqué des objets au gré de leurs rencontres, en demandant aux gens de leur proposer quelque chose qui, pour eux, symbolisait la Méditerranée.
Au bout d’un an de voyage, après 20 pays traversés et 33 000 kilomètres parcourus de Tanger à Alger, 85 objets étaient passés entre leurs mains. Futiles ou essentiels, évidents ou incongrus, poétiques ou terre-à-terre, ces 85 objets sont autant de regards sur la Méditerranée et constituent mis bout à bout le plus fidèle des carnets de route : ils marquent les étapes de leur itinéraire, suggèrent des correspondances entre les deux rives et esquissent en filigrane le portrait des rencontres qui ont nourri leur voyage.
Méditerranée, un an de route et d’échanges, de Julie Sibony, Éd. Transboréal, 2007.
Plus d’infos : http:// www.terre-mediterranee.net

Vincent Radix et Karen Guillorel

Cet été, Vincent et Karen, partiront pendant trois mois à pied d’Espagne aux Pays-Bas avec une bibliothèque nomade portée par deux ânes. Ils proposeront aux voyageurs et locaux rencontrés en chemin d’échanger avec eux un ouvrage non marchand et contributif, Traverses, livre voyageur. Cet ouvrage est la facette imprimée de l’expérience sociale et artistique initiée par Karen Guillorel à son retour du voyage à pied et à vélo de Paris à Jérusalem : ayant pour objet notre lien à l’autre, cette aventure rassemble coordinateurs, réalisateurs, musiciens, responsables éditoriaux, photographes, illustrateurs et programmeurs, en tout 22 talents travaillant bénévolement au projet, qui lui-même n’est financé que par mécénat, dons et bourses.
Vincent et Karen, par ce voyage à pied en bibliothécaires itinérants, initient un mouvement de voyageurs appelé « e-troubadours » et proposent à ceux qui souhaiteront s’investir dans cette aventure inhabituelle de les rejoindre. Pour ceux qui ont envie de contribuer par mécénat ou don à l’impression des ouvrages non marchands, un onglet de don existe sur le site de Traverses.
Plus d’infos sur l’expérience Traverses, livre voyageur : http://traverses-lelivre.com

Terakaft

Sunday, February 10th, 2008

Terakaft is one of the best saharan band from the “Ishumar” movement.
Terakaft is a gang of guitarists, in the same vein as Tinariwen. Nothing astonishing about that if you consider that Terakaft was founded by Kedou and Diara, two formative and historical guitarists from Tinariwen.
Moreover Kedou accompanied Tinariwen to the very first Festival with the Desert by Chock-Essako in January 2001, and contributes four songs on their first album The Radio Tisdas Sessions.
At that time Keddou decided to take a different path to Tinariwen, which is now famous in the four corners of the globe. He left to live for two years in Algeria, in Tindouf, Tamanrasset, and then for the same period in Libya, in the desert in the south of the country. Finally, he has returned to settle in Kidal, in Mali, to the great joy of his friends and Tuareg brothers.
Kedou is a celebrity in his own land, both thanks to his part in the history of the rebellion as to his songs. He has teamed up with Diara, one of the original members of Tinariwen, and one of the more “rock’n'roll” guitarists in the group, as well as two young guitarists, Sanou and Rhissa.
It was at the Festival with the Desert of Essakane, in January a 2007, that Terakaft performed their ifirst concert, following it with the Festival of the Camel of Tessalit, before going to Bamako, to record this first album, in four days, at the legendary Bogolan Studios.
Terakaft means “the caravan” in tamashek.

discover them on their myspace +++

Disco saharien par Terakaft

Sunday, February 10th, 2008

Rushes du concert du groupe Terakaft, originaire de Kidal, au Mali. Tournés à Murs-Érigné, patrie des Lo’Jo, alors qu’ils assuraient la première partie de Tinariwen.

Les Terakaft dégagent une énergie que d’autres groupes sahariens ont quelque peu perdu. Les extraits de leur prochain album que j’ai pu entendre sont superbes.

A suivre sur leur myspace +++

Tombouctou Bluetooth

Tuesday, December 18th, 2007

Une installation multimédia à Tombouctou, au Nord du Mali, en utilisant la technologie Kameleon et des téléphones portables

Lors d’un tournage à Tombouctou pour l’UNESCO en 2005, j’ai constaté que la téléphonie mobile faisait partie du quotidien de tous les maliens.
Un an plus tard, je suis revenu au Mali et ai installé provisoirement en deux endroits des boîtiers Mobizone. Dans ces boîtiers, j’avais intégré des extraits de films tournés en 2005 à Tombouctou sur les patrimoines naturels et culturels de la ville.
Conçus par Kameleon, Mobizone permet de diffuser tous types de contenus multimédia sur les téléphones mobiles et d’interagir avec les utilisateurs en tous lieux d’une ville. Le mode de transmission des Mobizone est le Bluetooth®, un mode de communication gratuit pour l’utilisateur.
Le nouveau média interactif Kameleon a ainsi été expérimenté en première mondiale dans une application au patrimoine culturel dans le cadre du projet de l’UNESCO « le Sahara des cultures et des peuples », un projet de développement culturel contre la pauvreté, entrepris dans le cadre des Objectifs du Millénaire des Nations Unies.

C’était aussi la première fois que l’on diffusait un film documentaire par ce biais.

L’installation a d’abord été réalisé à Bamako, au Musée National, le 12 novembre 2006.
Quatre jours plus tard le dispositif a été installé à Tombouctou, en présence de Cheik Omar Sissoko, réalisateur, Ministre de la Culture du Mali et des personnalités de la ville, dont l’Imam de la Mosquée de Djingaréber et le chef de la mission culturelle à Tombouctou.
Tous les passants, les invités, téléchargeaient sur leur portable des extraits de films et se les échangeaient par Bluetooth®. Beaucoup de rires, une véritable euphorie s’est propagée dans la ville ensablée.
Le Ministre s’est félicité de ce média qui va permettre une appropriation du patrimoine par les populations, et une communication sur le patrimoine dans les langues locales, le Songhaï, le Bambara et le Tamasheq, à Tombouctou. Il s’agit d’une application des NTIC à la culture qui va servir à mieux faire comprendre les valeurs du patrimoine dans leur diversité, favorisant ainsi sa sauvegarde et sa valorisation par les populations.

Cette première expérimentation pourrait ouvrir des perspectives à une coopération avec l’UNESCO, appliquée à ses programmes pour la sauvegarde, la promotion et la valorisation de la diversité culturelle.
Les populations locales ne rentrent en effet que très peu dans les musées, ne s’intéressent pas beaucoup à leurs patrimoines, à l’art… Ils ont d’autres priorités.
Grâce à cette installation ludique, un premier pas a été fait vers les populations les plus pauvres pour qu’elles s’approprient leurs patrimoines.

Production de l’installation: À 360 Productions / UNESCO secteur Culture / Kameleon

Tinariwen

Friday, June 23rd, 2006

Tinariwen
envoyé par a360